Yesterday’s Ring – Entre le goudron et les plumes

Violon d’Ingres de la formation punk The Sainte Catherines, Yesterday’s Ring vient de rééditer la suite de leur album El Rancho.

Rencontré sur la terrasse de l’Esco à quelques minutes d’une performance de H.P. Crustello et John P. Hearse (duo country traditionnel auquel le chanteur participe) dans le cadre des dimanches cowboys de l’établissement, Hugo Mudie grille une cigarette tout en racontant des anecdotes sur Twisted Sisters. Bière à la main et chapeau de cowboy (noir, évidemment) sur la tête, le chanteur des Sainte Catherines profite d’une accalmie lors de la tournée de promotion de l’album Dancing For Decadence pour lancer un nouveau compact de son projet folk punk Yesterday’s Ring en plus de célébrer le 500e concert de son fameux groupe punk.

« C’est quelque chose que j’ai toujours aimé, mais comme ça a l’air « loser » d’écouter du punk et du country quand t’as 15 ans, je n’ai assumé cette passion que vers 19 ans.» raconte-t-il en rigolant à propos de son amour pour la musique country. « J’aime aussi le « spirit » de ce genre là. J’aime les tounes qui parlent de chars, de femmes, de boissons, de ruptures pis de prisons ! »

Après un « split album » endisqué en 2001, Yesterday’s Ring s’est fait connaître auprès du grand public avec leur premier album Onze chansons pour faire pleurer les morts-vivants lancé en 2003. « On n’a pas eu de « feedback » de Claude, mais Gilles a bien aimé notre version » lance Hugo lorsqu’interrogé sur les reprises de pièces de Claude Dubois et de Gilles Valiquette retrouvées sur cet enregistrement. « Même que Louis [Valiquette, fils du chansonnier et guitariste au sein des Sainte Catherines et de Yesterday’s Ring] la chante maintenant lorsqu’il joue avec Gilles. »

Avec Back From El Rancho (une réédition sur CD du vinyle du même nom paru il y a quelques mois), Yesterday’s Ring propose une suite logique à leur galette parue en 2005. « Après le lancement d’El Rancho, les Sainte Caths sont parties en tournée » se rappelle Mudie. « Lorsqu’on est revenu, ma blonde était partie en voyage pour quatre mois. Je me suis donc retrouvé chez nous à ne rien faire. Comme je trouvais El Rancho un peu court, j’ai écris quatre tounes qui racontent ce qui s’est passé après et qu’on a enregistrées au studio Beat Box.»

En plus du lancement de ce nouveau compact, les membres des Sainte Catherines profiteront du mois de juillet pour célébrer leurs sept années de carrière en se payant le La Tulipe. 500e concert qui réunira entre autres d’anciens membres de la troupe, la soirée sera aussi captée pour un DVD à paraître cet hiver sur Dare To Care. « On essaye d’en faire un événement. » explique Hugo. « C’est pourquoi on a opté pour une grosse salle qui est un peu épeurante pour nous, car on s’est toujours contenté de jouer dans des petites salles qu’on pouvait facilement remplir. »

Malgré le succès que le groupe punk montréalais connaît grâce à son association à la fameuse étiquette Fat Wreck Chords, Mudie ne croît pas que la popularité grandissante des Sainte Catherines signifie la potence pour Yesterday’s Ring. « C’est un « side project », mais en temps plutôt qu’en intérêt. » précise Mudie « On aime les deux groupes, mais on préfère surtout Yesterd’ du côté musical vu que c’est plus ça qu’on écoute. » Après une dernière lampée, Hugo conclut : « Si on arrête les Sainte Caths un moment donné, ça ne veut pas dire qu’on va aussi arrêter Yesterd’. En ce moment, on a besoin des deux. C’est comme une balance pour nous. »

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