Vulgaires Machins – Compter les corps

(Indica/Outside)

Près de quatre années après le fameux Aimer le mal, les Vulgaires Machins reviennent finalement à la charge avec un compact aussi mordant que funeste. Critique nécrologique.

Figure de proue de la musique punk rock québécoise, la bande de Guillaume Beauregard n’a plus besoin de présentation. Alors que la plupart des groupes phares de la scène punk francophone locale s’éteignent l’un après l’autre, le feu continu de brûler dans le camp des Vulgaires Machins dix ans après le lancement de son premier CD La Vie est belle.

Une fois de plus, la troupe originaire de Granby évite les pièges du carcan punk rock sur Compter les corps en misant autant sur des mélodies plus « pop » que sur d’efficaces « riffs » en « power chords » (ce qu’on peut d’ailleurs constater à l’écoute du « single » « Puits sans fond »). Du côté des textes, Beauregard se fait plus mature, mais demeure toujours aussi mordant en s’en prenant aux sphères religieuses, économiques et politiques (comme sur la pièce « Je m’appelle Guillaume » par exemple).

Quoique certains puristes pourraient reprocher au réalisateur et ex Me, Mom & Morgentaler Gus Van Go (à qui l’on doit aussi les Logic Will Break Your Heart des Stills et Hello Master de Priestess) d’avoir trop peaufiné – voire édulcoré – le résultat final, Compter les morts demeure un album solide au titre morbide, mais qui marque aussi la renaissance d’un des groupes les plus important du paysage francophone québécois.

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