Une bande de loubards

La formation post-punk montréalaise We Are Wolves présente un avant-goût de son prochain album ce week-end.

Souvent sur la route depuis le lancement de leur premier compact Non-Stop je te plie en deux en 2005, le trio a profité du côté routinier de l’exercice pour se remettre rapidement à l’écriture. « Avant même que Non-Stop sort, on avait déjà de nouvelles tounes. » lance le claviériste Vincent Lévesque. « Vu qu’on n’était pas tout le temps en tournée à la Mötley Crüe, on continuait de composer à chaque fois qu’on revenait ici. Puis à force de jouer les mêmes tounes en show, t’as juste envie d’en faire des nouvelles! Ça a eu un effet motivateur! ». Outre le kilométrage et la création d’un nouvel album, les loups ont aussi profité des derniers mois pour se reproduire.

“Pourquoi ne pas se partir un ‘band’ plus électro afin de satisfaire nos désirs de clubs?!” s’exclame le musicien à propos de (((((CLAAS))))). Collaboration entre ces descendants de Romulus et Jordan Dare, le projet est né après quelques discussions de fins de soirées entre le fameux DJ montréalais et la troupe de musiciens. “Pour nous autres, ça venait d’un désir de faire de la musique purement électronique.” poursuit Vincent. “Avec We Are Wolves, y’ a toujours eu une lutte entre le rock et l’électro.” En plus de ce violon d’Ingres, les loups se sont aussi vivifiés au cours de l’année en adoptant une nouvelle tanière.

“C’est pas mal plus proche de nous. Y’a quelque chose de plus sympathique, quelque chose de plus près de notre direction artistique.” explique Lévesque à propos de la venue du groupe sur l’étiquette Dare To Care (Georges Leningrad, Malajube, etc.). “Je pense que c’est pour le mieux d’ailleurs. C’était ben le fun sur Fat Possum aussi, c’est juste qu’ils ont décidé de ne pas renouveler leur option sur le nouvel album, pis en même temps on était un peu tanné de la façon que ça fonctionnait.” ajoute-t-il à propos de l’étiquette essentiellement blues du Mississippi.

Album magique!

Le collectif aux dents longues s’enferme au Zoobizarre ce week-end pour promouvoir la parution du single “Fight & Kiss”, premier extrait du disque Total magique qui sera disponible dès septembre prochain. “Au début, on avait l’impression que ça allait être plus mollo, mais finalement pas. C’est comme deux fois plus vite!” se remémore le principal intéressé lorsqu’on interroge sur la genèse de l’oeuvre. »Y’ a aussi plus d’émotions qu’avant. J’trouve qu’il y a un peu plus de direction aussi. »

En attendant l’arrivée dans les bacs de ce fameux CD, Vincent et ses potes vont profiter de l’été pour préparer divers éléments de son lancement en plus de plancher sur un projet top secret. « On prépare un “split” avec un autre groupe de Montréal que je vous ferai découvrir en tant et lieu! » conclue-t-il en laissant planer le mystère. « On les remixe et ils vont nous remixer, c’est tout que je peux dire pour le moment! »

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