The Sainte Catherines – À fond la caisse

Premier groupe montréalais signé sur Fat Wreck Chords, The Sainte Catherines reprennent la route avec Dancing For Decadence.

Formation punk roulant sa bosse depuis 1999, The Sainte Catherines auront brisé sept camionnettes de tournée et perdus cinq batteurs au cours de leur carrière avant de finalement croiser la route de Michael «Fat Mike » Burkett, chanteur de NOFX et propriétaire de la fameuse étiquette Fat Wreck Chords. Référés par leurs collègues de The Lawrence Arms et de Against Me!, l’histoire veut que le nouveau bassiste du groupe Pablo Boerr ait envoyé une maquette à un pote travaillant pour le label. Informé de l’intérêt du patron, les Sainte Caths auraient profité du dernier arrêt de NOFX à Montréal pour remettre d’autres démos à Fat Mike. Quelques semaines plus tard, l’étiquette invitait le groupe à enregistrer leur nouvel album Dancing For Decadence sous leur bannière. Entretien avec le guitariste Marc-André Beaudet et le chanteur Hugo Mudie.

Enregistré de novembre à décembre au studio Piccolo en compagnie du réalisateur américain Alex Newport (qui a aussi collaboré avec des formations comme At The Drive-In et The Melvins), Dancing For Decadence serait un retour aux sources pour les membres du groupe. « Côté son, on voulait quelque chose de plus « straight forward»: moins de gossages et moins d’expérimentations. Même avant de signer sur Fat, on voulait faire un album de punk rock « classique » comme on les faisait pendant les années 90. » lance Hugo. Et Beaudet d’enchaîner : « C’est peut-être aussi un peu réactionnaire à tous ces groupes s’inspirant du emo. Il n’y a maintenant quasiment plus de bons bands punk rock! Où est le punk rock plus rapide et plus le fun, comme dans le temps? »

Cow-boys dans l’âme, certains membres des Sainte Catherines ont récemment formé un projet country nommé Yesterday’s Ring (combo toujours sur l’étiquette montréalaise Dare To Care, label d’ailleurs cofondé par Mudie). Interrogé dernièrement à ce sujet par un fanzine local, Hugo déclarait : « Jouer du punk rock, j’aime encore ça, mais vraiment moins qu’avant. Les Sainte Caths c’est comme mon enfant, mon plus vieux et Yesterday’s Ring, c’est mon plus jeune. » Endisquer Dancing For Decadence aurait toutefois requinqué le chanteur. « À moins d’en venir à un réel manque d’intérêt, jamais je n’abandonnerais les Sainte-Caths. » confie Mudie. « Ça fait sept ans que moi et Fred (Jacques, guitariste du groupe) on est dans le band et malgré tous les changements au sein du groupe et toutes les merdes qu’on a eu, on a jamais lâché. » « On n’abandonne pas son enfant comme ça! » muse Beaudet.

Grands routards, les Sainte Catherines ont à leur actif plus de 400 concerts joués dans neuf pays. Malgré le chiffre impressionnant, leurs tournées ont souvent été ponctuées de bris mécaniques et de vols d’équipement. Leur pire mésaventure s’est néanmoins produite qu’à quelques kilomètres d’ici. Hugo raconte : « On revenait d’une tournée d’un mois et demi et la van nous à lâchée à une heure de route de Montréal. On est donc reparti en deux groupes sur le pouce. Moi et Simon, notre ancien guitariste, on ne s’est jamais fait embarquer ! On a du passer la nuit dans un fossé. On s’est finalement fait prendre le lendemain soir par la police ! Ils nous ont débarqués dans un « rest area » à 15 minutes de là et Simon a appelé sa mère pour qu’elle vienne nous chercher. Je te dis qu’en rentrant chez toi après ça, tu prends une douche pis tu pleures ! »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *