The Lovely Feathers – Faire le coq

Nouveau « it » groupe montréalais, The Lovely Feathers survolent la vague.

Quintette formé de Richard Yanofsky, des copains d’enfance Noah Bernamoff et Mark Kupfert ainsi que des frères Ted et Daniel Suss, le cheminement des Lovely Feathers ressemble à celui d’une poule sans tête. Promis à une brillante carrière de docteur, Yanofsky a préféré troquer son stéthoscope pour une guitare en abandonnant ses études de médecine pour se consacrer à la musique. Même chose pour le claviériste Daniel Suss, bachelier d’East Asian Politics de l’Université McGill, qui a momentanément mis ses études de côté pour le groupe. « Je me dirigeais tout d’abord vers une carrière en droit, raconte le principal intéressé à l’autre bout du fil. Mais comme y’a d’autres choses que j’aime également faire, j’opte présentement pour la musique. »

Le combo s’est aussi fait remarquer via des concours comme le Indie Rock Contest du défunt Swimming. Interrogé sur le véritable apport de ces compétitions (après tout, rares sont les formations qui ont connu fortune et gloire en participant à Emergenza), Suss demeure positif : « Ça nous a surtout aidé à nos débuts lorsqu’on n’avait pas encore beaucoup d’offres pour faire des concerts. Ces concours nous ont donc permis de finalement jouer nos chansons devant un certain public ». Réputé pour leurs prestations survoltées, c’est justement cette prestance sur scène qui allait amener James Shaw de Metric à s’intéresser assez au groupe pour les amener en tournée en plus de collaborer à l’enregistrement de leur nouvel album. « Jimmy nous a donné un bon coup de main sur « Hind Hind Legs » se rappelle Suss. Lui et Drew Malamud nous ont aidés à clarifier le côté plus technique de la production d’un disque. »

Galette lancée sur l’étiquette Equator (la même qu’Islands, le nouveau projet des ex Unicorns Nick Diamonds et J’aime Tambour), plusieurs médias ont autant tenté de lier les Feathers aux licornes qu’à cette fameuse vague « indie rock montréalaise ». Selon Daniel, le groupe serait au dessus de ces rapprochements. « On comprend comment certaines personnes peuvent tirer ce genre de conclusions. Mais bien qu’on a aimé les chansons des Unicorns, je ne crois pas que leur musique nous a vraiment influencés. »

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