Super Mario musique

Malgré le fait que le marché du jeu vidéo ne cesse de se développer, de plus en plus d’artistes préfèrent expérimenter avec de vieilles consoles désuètes.

Bien que les nouvelles bécanes des géants Nintendo, Playstation et Microsoft trônaient sous plusieurs sapins ce Noël-ci, plusieurs musiciens s’entêtent toujours à exploiter les sonorités de Gameboy et autres dinosaures de la sorte. Mieux encore, ces expérimentations électro ont mené à l’éclosion d’un genre musical inusité avec ses têtes d’affiche, ses novateurs et même ses Beatles.

Premier niveau : la musique « 8-bit »

Avant la musique « 8-bit », il y avait la « chip music» : la musique programmée et synthétisée par des ordinateurs ou encore des consoles de jeux vidéo. Depuis quelques années, de plus en plus d’artistes et de DJs nostalgiques – tout particulièrement ceux issus des scènes hip-hop et « bastard pop» — font référence à ces mélodies électroniques qui ont bercées nos enfances au sein de leurs rythmiques. Du thème du jeu culte « Super Mario Bros» jusqu’au tube « Dans le club » de TTC sans oublier les expérimentations du fondateur des Sex Pistols Malcolm McLaren, la musique « 8-bit » a définitivement quitté les laboratoires informatiques.

Si Seattle se voulait le berceau du grunge, le Web est celui de la musique « 8-bit ». Autant au Japon avec Nullsleep (projet de Jeremiah Johnson subsistant depuis 1999) qu’aux États-Unis avec ComputeHer (une des rares femmes de renom à s’adonner au genre) et 8 Bit Weapon (duo qui collabore notamment avec Kraftwerk), des bidouilleurs de Gameboy d’un peu partout à travers le monde se font tout d’abord connaître sur la Toile via des sites comme 8bitpeoples.com ainsi que le portail MySpace. Au Québec y compris.

Deuxième niveau : Québec aux puces

Bien que les groupes hommages au Fab Four pullulent sur le globe, la Belle Province peut sûrement se targuer d’avoir le seul projet célébrant John, Paul, George et Ringo à l’aide d’un bon vieux Gameboy: The Rubber Soles. En plus de reprendre des classiques comme « Day Tripper» à la sauce « 8-bit », ce passionné des Beatles offre en téléchargement gratuit un album entier de tubes cultes et plus obscures des quatre garçons dans le vent. Matt Fuzz de son côté (qu’on a pût voir plus tôt cette année au festival Pop Montréal ainsi que lors d’un épisode de Mange ta ville), innove en composant des chansons en français à l’aide de la console portative. Ce natif de Repentigny devrait d’ailleurs lancer un maxi plus tard cette année. Puis il y a évidemment le compositeur David Kristian (qui a notamment collaboré à la trame sonore du film La Belle bête de Karim Hussain) qui, lui, s’inspire autant de la vieille bécane de Nintendo pour certaines de ses oeuvres que son incarnation la plus récente: le Nintendo DS. «

Game over ” pour la musique « 8-bit»? Pas tout à fait.

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