Sadies, The – Macadam cowboys

Reconnue pour ses généreuses prestations, la troupe des frères Good se lance finalement dans l’exercice de l’album concert.

« Tout ça à commencé avec Escape From New York, les gars trouvaient que mon nom de famille ressemblait à celui de Snake Plissken, le personnage principal du film… puis c’est définitivement resté lorsque je leur ai avoué que j’avais une phobie des serpents. » raconte le percussionniste Mike « The Snake » Belitsky à propos de son fameux surnom. Musicien qui a fait ses premières armes au sein de la scène punk d’Halifax, il s’est par la suite connaître au sein du groupe indie pop The Pernice Brothers et, bien sûr, de la fameuse formation rock country torontoise The Sadies. Alors que les frères Dallas et Travis Good (guitaristes et chanteurs du groupe) se sont tournés vers le punk rock en signe de rébellion envers leur père Bruce qui était membre de la légendaire formation country The Good Brothers, Belitsky, lui, s’est plutôt tourné vers ce genre par curiosité. Après m’être immergé dans le punk, j’ai creusé afin de trouver de qui ces groupes s’inspiraient. De fil en aiguille, j’ai appris qu’« I Fought The Law » des Clash était en fait une reprise d’une pièce rock country popularisée par Sonny Curtis et Bobby Fuller. » poursuit le percussionniste à l’autre bout du fil.

Quatuor comptant six albums, huit années d’existence et des milliers de kilomètres parcourus à son actif, The Sadies ne sont toutefois pas prêt de lancer la serviette. « Mais non! On a choisi d’enregistrer un album « live » maintenant seulement parce qu’on trouvait qu’on avait assez de pièces pour rendre ce genre d’album intéressant.» tranche Belitsky. Capté par Steve Albini (proche collaborateur du groupe qui a aussi enregistré des pièces des Pixies et Nirvana) lors de deux concerts donnés à guichets fermés au Lee’s Palace de Toronto en compagnie d’invités de marque comme Jon Spencer et Gary Louris des Jayhawks, In Concert, Volume 1 est un projet évidemment ambitieux. « Outre le souci de bien rendre nos pièces sur scène, la plupart de nos tracas relevaient de la logistique : réserver l’équipement technique nécessaire en plus des billets d’avion et des chambres d’hôtel de nos invités. Tout un casse-tête ! » se rappelle Mike.

En plus de ce CD « live », les Sadies lanceront aussi cet automne la trame sonore de Tales of the Ratfink, un documentaire sur le designer de « dragsters » Ed « Big Daddy » Roth. Un exercice qui n’a pas vraiment dépaysé le musicien. « Bien qu’on avait quelques idées en tête pour certaines chansons, on a dû aussi composer quelques pièces en prenant compte de scènes clés exigeant de la musique et de la vision du réalisateur. Ce fut une autre expérience intéressante. » lance « The Snake » à propos du projet cinématographique réunissant aussi les voix de John Goodman, Jay Leno et même l’ex Beach Boy Brian Wilson.

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