Rock le baccalauréat!

Faire une maîtrise ou de la musique? Les membres de la formation new-yorkaise Vampire Weekend ont fait leur choix.

Bien qu’ils ont diplômes et guitares en main, les musiciens derrière Vampire Weekend ont tout de même une pensée pour leurs collègues de l’Université Colombia qui n’ont que le teint et les yeux injectés de sang de vampiriques à force de passer des nuits blanches en cette fin de session. « Oui, je dirais que notre formation universitaire nous distingue d’autres groupes indies » clame sans broncher le claviériste Rostam Batmanglij. « Je crois que nos études ont fait en sorte qu’on aborde des sujets souvent laissés de côté par d’autres. Mais n’allez pas croire que c’est de la prétention! On ne sait pas dit « écrivons des chansons sur le postmodernisme! » C’est juste qu’à force d’en parler en classe et entre nous, ça c’est finalement retrouvé dans nos chansons, voilà tout. »

Formation qui s’est justement formée sur le campus de cet établissement de New York, Vampire Weekend s’est aussi attirée l’attention des médias de son coin de pays à l’aide de son genre musical plutôt particulier qui inclue autant des mélodies à la mode que des échos de musiques africaines. « L’étiquette “indie rock” me pue au nez à vrai dire poursuit Batmanglij lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de la définition de son groupe tel que retrouvée sur Wikipedia. “Je comprends tout à fait les gens qui nous placent dans cette caste, mais c’est tellement… limité. Quoique je ne dirais pas qu’on fait de l’afro beat non plus, car tout un monde nous sépare de Fela Kuti!” s’exclame-t-il en rigolant. “Disons qu’on fait de l’afro pop, alors.” Ces vampires du dimanche se défendent toutefois de sucer le sang de Paul Simon, Johnny Clegg et compagnie. “On ne s’est pas réveillé un bon matin avec l’envie d’incorporer des éléments de soukous dans nos chansons. Nous écoutions de la musique du monde chacun de notre côté depuis belle lurette. Mais si on voulait être vraiment précis, le moment clé serait sûrement lorsqu’Ezra [Kroenig, chanteur et guitariste] nous a fait écouter une compilation de chansons traditionnelles du Madagascar qu’il avait dégotté dans une vente-débarras au New Jersey. C’est à ce moment qu’on s’est dit que ça pourrait être amusant de combiner nos passions et d’expérimenter avec ces sonorités.”

L’année 2007 n’est pas terminée que déjà certaines publications – dont L Magazine – consacrent Vampire Weekend comme “groupe à surveiller en 2008”. Un honneur qui n’ébranle pas encore l’orchestre qui lancera son premier album qu’en janvier prochain. “Bof, c’est sûr que ça nous fait chaud au coeur, mais on ne s’en fait pas trop avec les titres. Au risque d’avoir l’air pompeux, on a enregistré un bon disque, les gens semblent curieux de nous entendre et on a bien l’intention de les satisfaire. J’imagine donc qu’on fera parler de nous!”

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