Quatre garçons dans le vent!

Avec la parution de leur compact Favourite Worst Nightmare, Arctic Monkeys réalise plusieurs rêves.

« Je sais que ça peut avoir l’air préfabriqué comme réponse, mais on n’avait vraiment pas prévu ça! » lance le guitariste Jamie Cook en rigolant à l’autre bout de la ligne. Méconnu il y a peine un an, ce quatuor pop rock d’Angleterre fracassait dernièrement un record de ventes autrefois tenu par The Beatles! Aujourd’hui, le cheminement des Arctic Monkeys est un véritable « success story ». Quatuor formé en 2002 de gamins (Cook avait 18 ans lors de leur premier concert) de la banlieue ouvrière de Sheffield maîtrisant à peine leurs instruments, ce projet – voire ce hobby — du chanteur Alex Turner s’est tout d’abord distingué sur la Toile à l’aide de maquettes téléversées par leurs premiers fans. La BBC allait bientôt emboîter le pas.

Whatever le succès

Après un premier maxi indépendant encensé par la presse « british» et des prestations remarquées lors de festivals musicaux européens, ces drôles de singes signent ensuite un contrat avec la boîte Domino Records en plus de lancer leur premier album Whatever People Say I Am, That’s What I’ m Not en janvier 2006. Seize mois plus tard, TOUTES les pièces de leur nouvel opus Favourite Worst Nightmare allaient se retrouver sur le palmarès des ventes de disques britanniques. Selon le porte-parole de la chaîne de disquaires HMV Gennaro Castaldo, il s’agit là d’un impact économique rivalisant avec les beaux jours de la Beatlemania. « Je ne sais pas trop quoi en penser. » poursuit Jamie « D’un côté, je trouve ça incroyable qu’on puisse “battre les Beatles” comme dirait les médias, mais de l’autre, ça na jamais été un de nos objectifs. Mais bon, disons tout de même que c’est cool! »

D’agréables cauchemars

Pour sa plus récente offrande, l’orchestre de Sheffield a repêché deux précieux alliés : leur nouveau membre Nick O’Malley et le producteur James « Simian Mobile Disco» Ford. « En ce qui concerne, James, on l’a connu bien avant cet espèce de “buzz” autour du “nu rave” » explique Cook à propos du réalisateur derrière le succès de la sensation musicale du moment The Klaxons. « En fait, on voulait bosser ensemble depuis Whatever People Say I Am. C’est un chic type! » le musicien allait malheureusement moins loquace en ce qui concerne la venue d’O’Malley et le renvoie du bassiste Andy Nicholson. « Disons tout simplement qu’à défaut d’apporter du neuf musicalement, Nick a beaucoup contribué au moral du groupe. » laisse-t-il tomber sans préciser les raisons qui ont contribué au départ du prédécesseur d’O’Malley.

Faire la grimace

Alors que plusieurs critiques d’Angleterre et d’ailleurs adulent ces chimpanzés, d’autres leur cherchent évidemment des poux. Pour ceux qui qualifiaient Arctic Monkeys de « feu de paille », les musiciens allaient répliquer quatre mois plus tard avec un maxi au nom évocateur : Who the Fuck Are Arctic Monkeys. « Bien sûr, à l’époque on misait plus sur le fait que ce EP était pour briser la monotonie de la tournée, mais c’est évident qu’il y avait une volonté de faire taire nos détracteurs. » avoue Cook. « Ça s’entend autant au titre que dans quelques paroles des chansons. » Les médias britanniques ont aussi pris un malin plaisir à décrier l’absence de l’orchestre lors de galas télévisés au profit de prestations sur des plateaux de « talk shows » américains à la Late Night with Conan O’Brien. « Je ne vois vraiment pas pourquoi certains médias insistent là-dessus. » tranche le guitariste. « À nos yeux, ces passages à des émissions américaines ne sont ni “plus importantes” ou “plus glamour”. J’veux dire, on ne capte même pas ces émissions chez nous! »

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