Psycho Riders : Chevauchée infernale

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De retour après une épopée plutôt trouble déclinée sur Le Gouffre aux chimères, les Psycho Riders remontent en selle avec Les Derniers jours, une troisième offrande mercurielle.

Il faut croire que c’est dans l’air. Après un questionnaire et une chronique sur un artiste offrant son album en téléchargement sur le Web, on termine la semaine avec une entrevue avec un groupe qui distribue son nouvel opus sur la Toile… avant même de le fourguer aux disquaires. Est-ce que les Psycho Riders se tireraient dans le pied ? « C’est exactement ça ! » s’exclame le chanteur et guitariste Max Villeneuve. « Ça fait partie de notre philosophie, en fait. On ne croît plus aux ventes de disques, on fait notre argent en shows. Pas encore sûr qu’on va retenter l’expérience pour les prochains. Jusqu’à date, on considère ça comme un réinvestissement. » Donc, une tactique pour attaquer la diligence qui pourrait s’avérer astucieuse : alors qu’il est maintenant possible de télécharger l’œuvre entière (contre un don… ou contre rien pantoute), les mélomanes et autres fanas de concerts n’ont plus aucune excuse… surtout que Les Derniers jours pourrait bien être l’ultime disque livré par ces desperados à ce jour.

« On s’était donné que quelques lignes directrices » raconte Villeneuve lorsqu’on lui demande de commenter la confection de la galette. « On voulait que ça soit un peu plus contemporain, plus « pro » et plus dansant, j’dirais ». D’où l’embauche de Jess Gagnon, technicien de son qui a autant collaboré avec We Are Wolves que Duchess Says et qui coréalise du compact. « On a tout fait sur Le Gouffre. » élabore-t-il. « On est de bons « bisouneux » en studio, mais on voulait aussi quelqu’un qui aurait un regard extérieur sur nos tounes. On a écrit l’album en quatre mois, ce qui est relativement court, puis on en venait à se demander si telle toune était bonne, etc. Y’a eu pas mal de consensus en studio : y’avait des idées qu’on avait n’il ne trouvait pas bonnes, y’avait des trucs sur lesquels il insistait, mais on a finalement tous tripé. » Citation surprenante lorsqu’on considère les textes « poing en l’air » de Villeneuve qui pourrait bien avoir pondu le premier CD politisé de son projet.

« Ça ne feelait pas à l’époque du Gouffre », confie-t-il candidement lorsqu’interrogé sur sa nouvelle plume. « J’étais donc plus centré sur moi-même, sur mes problèmes. Là, ça va mieux, donc je constate ce qui m’entoure : des PDGs crosseurs qui crissent l’économie mondiale à terre, le réchauffement de la planète pis à quel point tout le monde s’en calisse, tsé, des affaires qui me pompent ! »

Alors que le groupe échafaude une nouvelle tournée (en plus de son lancement, il participera à un hommage aux Kinks en compagnie de Xavier Cafeine et d’autres rockeurs du genre), on ne pouvait s’empêcher de demander une histoire de tournée pour terminer l’entretien. « On était à Dolbeau, j’crois. Notre guitariste Pascal a glissé sur une plaque de glace après le show pis s’est blessé au pied. Y’était deux heures du matin pis on était pas mal sur le party. Vers 4h, on est à l’hôtel. Il commence à capoter pis il veut aller à l’hôpital. Comme on était toujours sur la go, on a paqueté nos bières dans nos sacs à dos pis on a continué là-bàs ! » Rock ta carte soleil, man !

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