Pour en finir avec les blogues…

(dans ma tête, ça ressemble à ça des “blogueux”)

Patrick Baillargeon est le chef de pupitre musique de l’hebdomadaire Ici (donc, « mon boss» en quelque sorte). C’est aussi un blogueur pour le portail Canoe. Dans son billet de jeudi dernier, Patrick confiait son désarroi envers la majorité des blogues musicaux. Plus critique que fielleux, Baillargeon se défend plutôt bien…

Certes, les blogues ont permis de démocratiser le rôle de critique, mais comment faire confiance aux avis des nombreux blogueurs élitistes? Bon, j’en entends qui pensent que je me sens sur la sellette. Oui et non, je vous dirais. C’est certain que le métier de critique est plus ou moins en danger vu la prolifération de blogueurs «experts».

Oui, vous avez bien lu: «métier». On ne s’improvise pas critique, ça prend énormément de culture dans un domaine spécifique (pour la spécialisation), mais énormément de culture générale aussi (et je ne parle même pas de l’art d’écrire ou de formuler sa pensée). On ne traite pas une œuvre – que ce soit de la musique pop, un film, un roman ou n’importe quel autre «produit» culturel – sans la remettre en contexte par rapport aux précédentes œuvres de l’artiste en question – si précédente il y a – et son époque. Ça, ça veut dire des années à passer le nez fourré dans les livres, les journaux, les magazines, des années à fréquenter les disquaires (puisque c’est surtout le domaine musical qui nous concerne ici), à écouter des milliers d’albums, à voir des centaines de concerts. Il faut être non seulement très curieux et ouvert d’esprit pour être critique, mais il faut aussi être un peu nerd je pense. Il faut essayer de tout connaître, même si c’est impossible, parce que ce qui s’est fait hier est aussi important que ce qui se fait aujourd’hui ou se fera demain.

La suite, ici (et dans les pages du Ici, oh le gag!).

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