Podmodernisme 38

J’en ai marre. Peut-être est-ce l’été sans vacance, peut-être est-ce le dépot de mémoire, peut-être est-ce la fatigue, le stress, le taux de globules blancs, rouges, de plaquettes, de salive, de foutre, mais… j’en ai marre. Dieu sait que c’est insidieux de jouer les vierges offensées lorsqu’on est complice, qu’un de mes doigts était sur la gâchette, qu’on pouvait retrouver ce soir-là mes empreintes digitales un peu partout et même de la sueur, des polaroids ou même un cil ou deux (bref, j’avais les deux mains dedans), mais bon comme c’est mon espace web à moua – et que le sujet ne refera pas surface d’ici quelques mois – voici donc mon retour sur la GAMIQ.

J’ai lu les compliments (sauf quelques petits pépins, le « timing» tenait des Suisses et la bande à Sunny était tout simplement épatante) et les trucs à améliorer (oui, le rideau constamment ouvert sapait un peu la « magie» du moment et les « emcees», Atach Tatuq se sont fait plus inégaux qu’audacieux), mais surtout beaucoup de conneries sur la blogosphère. Comme j’étais un petit (tout petit) rouage dans cette mécanique, voici ce que j’ai retenu.

La quasi-absence de la scène anglophone: la Gamiq étant un processus populaire (voire populiste pour certains nominés), c’est tout simplement la « faute» au lectorat. Pour avoir assisté à la plupart des rencontres autour de l’événement, voici le processus: on demandait aux lecteurs du journal de s’inscrire sur le site du canard, puis d’indiquer ses albums favoris qui sont parus dans un laps de temps donné. Comme le gala en était à sa première édition, c’est ce que ça a donné. Après avoir compilé les votes, on établissait les catégories avec les albums les plus populaires. That’s it. Pas de scénario « Jan Wongesque», pas de copinage, pas de comité de gratte-papiers ou de personnes omniprésentes sur les « guest lists» de la ville pour bien paraître. « One man, one vote» pour s’emporter et reprendre Johnny Clegg par la même occasion. Personnellement, j’opterais pour une formule “ vote du public complétant celui du milieu» pour la prochaine édition, mais comme j’écrivais plus haut: je ne suis qu’une minuscule pièce interchangeable d’un « happening».

Secundo: l’absence de bières, de crudités, d’after-party mémorable et autres gratuités du genre surtout souligné par des blogueurs : bref, le manque de gratuités. Alors là, les deux bras m’en tombent (et je continue de taper, appelez le Guiness)! Outre le gag douteux, j’aimerais, de la part de l’équipe technique bénévole de la soirée, vous dire de mangez un gros char de marde. Prenons Philippe Renaud de La Presse (tsé, LA PRESSE), est-ce qu’il soulignait dans son papier du lendemain que c’était bien beau tout ça, mais que comme les organisateurs n’avaient pas prévu de gueuleton pour une panoplie de journalistes, web égomaniaques, pique-assiettes et moult « star fuckers», l’événement était merdique !? On parle ici de gens (qui en sont, tout comme moi, à leurs premières armes) oeuvrant dans un e-média toujours « en marge» (Tm) qui couvrent souvent « l’actualité émergente» (Tm) avec brio et qui vont par la suite reprocher l’embauche d’un DJ « méconnu» pour le putain « d’after-party» d’un gala !? Bordel de merde, est-ce que c’est ça que ça donne de profiter trop longtemps de « guest list +1», de « copies promotionnelles» et d’invitations via des « communiqués de presses pour diffusion immédiates»!?!

Mais bon, soulignons mon leitmotiv: je ne suis qu’un rouage interchangeable d’une mécanique incestueuse. Un boulon plus ou moins vissé parmi un enchevêtrement de plaques de métal, de chaîne d’assemblages, de départements de marketings, de syndicats, de glandeurs autour de la distributrice d’eau et voici la 38e édition de Podmodernisme

Pawa Up First – Scenario In Three

The Bicycles – Gotta Get Out
Lake Of Stew – Hide In A Box Car

Mahjor Bidet – Painfull Love

Natasha – Esclavo Del Rocanrol (http://www.jaimenatasha.ca)
The Hot Springs – Caco Disco
Ad Astra Per Aspera – Post-Scarcity Sing Along

Omnikrom – Achetes-moi (DJ Hef remix)

Spank Rock – Rick Rubin

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Bonne écoute!

1 thought on “Podmodernisme 38

  • andré, c’était des blagues le chialage contre les le manque de canapés, le gala était super, c’était convivial et tres media friendly, au contraire.

    kiss kiss

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