One Night Band – Même pas mort!

Résistant encore et toujours au goût du jour, l’irréductible formation rocksteady One Night Band poursuit sa route.

« Beaucoup de cernes! » claironne le chanteur Alexandre Giguère lorsqu’interrogé sur ce qu’il retient le plus de la colossale tournée québécoise estivale de son orchestre. « Ça s’est bien déroulé, mais c’est sûr que les foules se réchauffaient plus vite dans des coins hyper touristiques comme la Gaspésie où, en plus des gens du coin, y’a des gens d’un peu partout à travers le monde qui se pointait aux concerts.» Après plus d’une trentaine de prestations entre juin et août « partout en province sauf en Côte-Nord et en Abbitibi » (ainsi qu’à East Broughton où des gens du patelin cacheront des carcasses de « siffleux » dans leur camionnette), l’ex membre de la formation ska Spleen!? fait aujourd’hui le point sur ce nouveau projet qui ne se voulait qu’au départ une aventure d’un soir.

« Au début, ça ne se voulait qu’un « side project » entre amis pour un concert-bénéfice » se rappelle Giguère. Après l’événement, on a gardé l’habitude de jammer ensemble. Puis, comme on continuait à nous demander en show, on s’y est attelé plus sérieusement.» En plus de ses reprises des incontournables du genre comme Bob Marley, Toots and the Maytals, Prince Buster et The Skatalites, le septuor allait aussi se mettre à la composition de pièces reggae autant en français qu’en anglais. Trois ans plus tard, le One Night Band parcourait déjà le Québec, l’Ontario ainsi que les Etats-Unis en tournée tout en participant à des prestigieux événements comme le Festi Jazz international de Rimouski ainsi que Pop Montréal.

Après avoir endisqué deux compacts promotionnels (Session A en 2004 suivi de Session B en 2005), la joyeuse bande allait finalement enregistrer cette année leur premier album Way Back Home en compagnie de deux figures de proue de la scène ska montréalaise : les ex Kingpins Mitch Girio et Lorraine Muller. « C’est comme n’importe quel style, ça va par vagues. » explique Alexandre à propos de ce genre musical qui était particulièrement effervescent à Montréal pendant les années 90. « Même si certaines personnes peuvent trouver le ska, le reggae et le rocksteady « dépassés », nous on fait ça parce qu’on aime ça. Bien que ça se soit estompé ici, c’est toujours des genres musicaux très populaires au Canada, particulièrement en Ontario et en Colombie-Britannique. Moi je ne crois pas que le ska soit « mort », je crois qu’il a tout simplement repris sa place en arrière-plan.»

Outre un DVD « road movie » (accompagné de chansons inédites) capté lors de leur dernière tournée et qui devrait atterrir dans les bacs l’été prochain, le combo se prépare déjà à reprendre la route. « On est un groupe qui s’est tout d’abord fait connaître sur scène. » précise Giguère. « Notre réputation de groupe énergique n’est plus à faire! ».

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