Mongrels – Bâtards sensibles

Secret le mieux gardé de la scène rock anglophone montréalaise, Mongrels se prépare à faire surface.

En cette première entrevue du groupe, la question était obligatoire. « Je comparerais la musique de Mongrels à un orage. » lance Amy T, la chanteuse du quintette. « On a deux batteurs et un bassiste qui représentent le tonnerre, tandis que moi et Andy [Dickson, aussi guitariste au sein de Tricky Woo] on se charge de la foudre! ».

Projet formé il y a à peine quelques mois, est-ce que ce groupe hybride (le combo réuni aussi des membres de Bionic) se veut un violon d’Ingres pour les hardis musiciens ou un « super groupe » à la Traveling Wilburys (la fameuse troupe réunissant notamment Bob Dylan et Georges Harrison)? « Un peu des deux! » tranche la vocaliste. « Mongrels se voulait tout d’abord une expérience. Andy a toujours voulu jouer dans un groupe mené par une chanteuse. Sa femme, et mon amie, Caroline lui a alors suggéré mon nom. On en a discuté et ça a cliqué. En ce moment, personne ne prévoit toutefois abandonner leurs groupes habituels pour ne se consacrer qu’à Mongrels. » élabore-t-elle.

Poussant le concept de la bâtardise jusque dans sa promotion, les photos de presse révèlent un sixième membre plutôt grisonnant au sein du groupe. « Oh lui? C’est Allen, le parrain du punk à Montréal! Malgré ses soixante ans, Allen se pointe toujours lors de concerts rock et punk en plus de bosser dans une bibliothèque de McGill. Il se trouvait au Barfly lorsqu’on a pris les photos, on l’a donc invité à se joindre à nous. C’est un chic type! »

Après s’être bruyamment fait remarquer en première partie du groupe culte Blue Cheer lors de leur baptême sur scène, Amy T et sa bande enchaînent les performances et les prestations lors de festivals « C’est sûr qu’on est ravi de jouer parmi autant de grands noms » confie la chanteuse à propos du concert qu’ils donneront dans le cadre d’Osheaga. « On a surtout hâte de voir comment notre matériel sonnera à l’extérieur! »

« Ce qui nous unis, c’est l’amour » conclut miss T à propos de ses compères. « L’amour pour notre camaraderie, pour la musique et surtout pour le bruit! ». Cœur de rocker, quoi!

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