Même pas mort!

Onze années et sept albums plus tard, le collectif pop-rock Death Cab For Cutie pourrait bien signer son dernier CD (oui, oui!) avec Narrow Stairs. Entrevue funèbre avec Chris Walla, guitariste et producteur du quatuor.
Les réactions autour de votre plus récent compact sont très vives. Y’a James Montgomery qui est un critique pour MTV qui a notamment dit que « Narrow Stairs » est un excellent CD, le genre qui pourrait autant rendre le groupe célèbre que détruire sa carrière ». Ça vous fait quoi ce genre de critiques?

En fait, je suis ravi de ce genre de « feedback ». Ce qui m’aurait dérangé, c’est que notre boulot passe tout simplement inaperçu. De toute façon, je serais très à l’aise que Death Cab se sépare après avoir lancé un tel album. On est présentement en tournée et lire ce genre de textes entre deux villes est revigorant. D’un côté, ça nous fait chaud au coeur, de l’autre ça nous revigore pour le prochain concert parce que, sait-on jamais, ça pourrait être le dernier selon ce monsieur!

Le dernier d’une longue carrière d’ailleurs. Death Cab célébrait son dixième anniversaire en 2007. C’est quoi le secret pour demeurer ensemble aussi longtemps?

C’est cliché, mais c’est vraiment l’amitié qui nous lie qui fait en sorte qu’on continue. On aime autant collaborer ensemble qu’être sur la route en bande. À ce point, j’espère seulement qu’on aura la justesse de se séparer quand on en aura marre plutôt que de s’acharner et de malheureusement prendre notre occupation comme un « job».

C’est mignon comme citation, Chris! En parlant d’entrevue, j’ai lu un article sur Billboard.com datant d’octobre 2007 où tu qualifiais déjà Narrow Stairs d’« oeuvre la plus lunatique du lot. ». Qu’est-ce qui vous a amené à aborder une approche plus « crue », surtout après six parutions?

Je crois que ça provient d’un écoeurement général. Autant pour moi que les autres. Non, c’n’est pas vrai. Le terme est un peu fort, mais disons qu’il y avait beaucoup de bidouillage derrière Transatlanticism et après la tournée pour Plans, on était dans un rythme plus « urgent », on désirait donc livrer un truc direct. De mon côté, je venais aussi de terminer un enregistrement solo sur lequel j’ai bossé sur pas mal tous les instruments en plus de me charger de la production et tout ce qui l’entoure. Tout ça pour dire que c’était du boulot de longue haleine et je n’avais pas nécessairement envie de répéter l’exploit de si tôt, j’imagine!

Finalement, comment Narrow Stairs se traduit sur scène? Bien que ça semble être votre galette avec le moins de manipulations sonores, votre premier tube « I Will Possess Your Heart » demeure une pièce fleuve de plus de huit minutes.

C’est la cerise sur le sundae! C’est un charme à réinterpréter! C’est sûrement notre album le plus facile à rendre de façon fidèle en spectacle. « Of course », on aime ressentir la réaction des gens lorsqu’on se lance dans « nos classiques », les chansons de Narrow Stairs sont plus « fraîches » et se jouent les deux doigts dans le nez. Bref, tout le monde y trouve son plaisir!

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