Maken Kozapo – La passe du samurai

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Jeune quatuor indie pop qui a fait un premier « bip » au sein du paysage musical québécois l’année dernière à l’aide de leur premier compact Le Zèbre, Maken Kozapo (qui tire son nom d’un genre musical japonais qui aurait existé que quelques années pendant le 12e siècle pour ensuite disparaitre… le ska de son époque ?!) se la joue ronin en organisant un concert bénéfice pour financer son deuxième album. Tendre la main ? Tendre le sabre, plutôt !

On retrouve de nouvelles pièces sur votre MySpace, deux pièces de vingt nouvelles compositions. Après l’expérience Le Zèbre, comment composez-vous?

Charles P. Giguère (basse): Après avoir touché à toutes les étapes de la production de l’album, on a une vue plus large, on envisage autant nos pièces sur disque que sur scène. En parlant de l’enregistrement, c’est aussi une expérience qu’on aimerait répéter. Bien qu’on se cherche une maison de disques [NDLR : Le Zèbre est auto-produit], on désire garder le contrôle, être présent de A à Z !

Patrick F. Sirois (guitare) : On a aussi beaucoup appris et gagné en maturité : on a autant écouté les critiques positives que négatives, c’est pourquoi on peaufine davantage les textes, mais ça n’influence pas nécessairement nos nouvelles compositions. C’est loin d’être catégoriser et on ne veut pas se glisser dans un style. On se cherche toujours !

Par le passé, vous avez participé à Cégeps en spectacle et même à Emergenza qui ne profite pas de la même vague de sympathie que d’autres concours du genre comme les Francouvertes par exemple, c’est quoi les avantages et désavantages de ce genre d’événement au juste?

Charles : L’avantage avec Emergenza, c’est que ça nous a permis de nous faire entendre dans de grosses salles comme le Medley ou le Club Soda dès l’âge de 16 ans !

Patrick : L’aspect monétaire de la chose serait le plus gros désavantage par contre. Avec le coût des billets et le vote populaire, ce n’est pas nécessairement le « meilleur » groupe qui l’emporte…

Charles : Celui qui vend le plus de billets à sa famille et ses amis, celui qui ramène le plus d’argent, finalement. Le vote s’y fait à main levée !

Patrick : Alors que le fait que des concours utilisant un jury d’experts comme les Francouvertes ont souvent une meilleur réputation auprès de la scène locale.

Le concert de ce week-end est aussi une activité de financement pour votre deuxième album, la situation est critique?

Patrick : Bah ! Être dans le rouge n’est pas inhabituel pour un artiste. À ce moment-ci de notre carrière, c’est plus important de se faire connaître et de continuer de gagner du public.

Charles : Ouais. On espère pas vraiment financer entièrement l’album avec ce concert. Ce qu’on veut surtout, c’est remplir la salle, repartir « kif, kif ».

Patrick : De toute façon, la situation est loin d’être critique. Notre principale dépense, c’est le loyer du local de pratique ! On habite toujours chez nos parents !

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