L’été complet de Malajube

Le mardi 25 mai dernier, une foule bigarrée de curieux, d’amis et de musiciens locaux tels Xavier Caféine de Poxy ainsi que Gourmet Délice du Nombre se réunissait à la Casa Del Popolo pour une performance toute spéciale d’un groupe qui fait beaucoup de vagues ces jours-ci : Malajube. Troquant synthétiseurs et guitares pour disques et platines, le claviériste Thomas Augustin ainsi que le chanteur Julien Mineau animaient la foule présente ce soir-là en tant que DJs. Portrait estival d’une formation rayonnante.

Du camp d’entraînement…

« C’est la première fois qu’on fait ça! » raconte un Julien Mineau visiblement amusé entre une pièce de Piebald et un succès souvenir de Weezer. Presque une année après le lancement de l’album Le Compte Complet (un terme emprunté au lexique du baseball) sur l’étiquette Dare to care records, l’équipe Malajube semble se diriger tout droit vers les ligues majeures.

Lauréats du prix Étoile montante au gala de la Montréal Independant Music Initiative, participation au concert en appui aux étudiants grévistes, clip du Métronome réalisé par la fameuse boîte Nu Films (la même qui réalise les vidéos de Dumas… et de Céline Dion), sans oublier les moult articles dont celui de La Presse se penchant sur le seul et unique fait que le site officiel de la formation a passé quelques jours hors ligne. « Ouais, ça c’était drôle! » s’exclame le bassiste Mathieu Cournoyer venu à la Casa appuyer ses compères.

Interrogé sur ce qu’il retient le plus de la saison, Mineau demeure humble et répond : «Surtout la possibilité de remplir du jour au lendemain des salles aussi grandes que le Métropolis ». Ce qui peut en effet paraître incroyable pour les principaux intéressés si on considère « la plus interminable et la plus incongrue des sessions de mixage de tous les temps » (selon le livret) dont l’album à bénéficier avant d’aboutir dans les mains d’Éli Bissonette, propriétaire de l’étiquette Dare To Care Records.

« J’ai rencontré Malajube lors d’un concert chez Francis Mineau, le batteur du groupe » se remémore Bisonnette. « J’ai un peu parlé à Julien et Mathieu ce soir-là. Ils m’avaient paru fort sympathiques et leur performance m’avait aussi impressionnée. En jasant avec eux, j’ai appris qu’ils étaient toujours à la recherche d’une étiquette pour sortir leur disque… le reste n’est qu’une belle histoire. » Et leur été semble tout aussi prometteur.

… à la ligue des pamplemousses

Cet été, Malajube paquette instruments, masques de panda et pistolets laser pour prendre la route. Le quatuor va tout d’abord jouer quelques dates de juin en Ontario – « toujours en français » précise Mineau – en compagnie de leurs compères des Hot Springs dans le cadre d’une tournée organisée par l’organisation Pop Montréal. Prochain arrêt, Saint-Éphrem pour un concert au fameux festival Woodstock en Beauce le 30 juin en compagnie de groupes comme Violent Femmes et Bad Religion. Ensuite, un retour au bercail le 4 août prochain pour une performance avec la formation Française Minimum Serious dans le cadre des Francofolies de Montréal. Sans oublier un spectacle dans la Vieille Capitale lors des festivités entourant la fête de la Saint-Jean. « Imagines, y va voir des milliers et des milliers de personnes là, ça va être malade! » jubile Mineau.

Comme si ce n’était pas assez, les musiciens vont aussi poursuivre l’enregistrement de pièces en vue de leur prochain album. Entre une conversation sur les vertus de La Patente de Daniel Boucher avec Francis et des comparaisons qu’on établit entre son groupe et The Unicorns, Julien laisse déjà savoir que ce deuxième disque promet. « Ça va être au moins deux fois meilleur que le premier, ça c’est écrit dans le ciel! » confie Mineau en souriant avant de retourner à sa console.

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