Le cas Séba…

Séba, c’est le MC de Gatineau, c’est aussi un poète, un “beat boker”, un “slammer“, le Dr. Hyde de Mister BrutaLLL, un gars de théâtre pis un paquet d’autres trucs…
Il mettait en ligne ce samedi un billet pas mal intéressant – et exhaustif – sur le blogue de son groupe…

Hop! Copie, colle power!

La scène bocale

Je titre ce blog avec mauvais jeu de mots, mais celui-ci résume un peu ma pensée et celle de plusieurs autres artisants de l’industrie qui oeuvrent auprès et/ou dans et/ou pour la scène locale. Certains m’en ont entendu parler lors de soirées de beuveries soit à travers quelques e-mails mals placés à propos de gala aux couleures douteuses.

La scène locale commence à être saturée. Et oui ! Il commence à y avoir trop de bands, de musiçiens, trop de shows partout en même temps dans trop de salles. Il y a trop de salles. Le problème n’est pas nécéssairement l’émergence des bands. Dans le fond, la scène locale se porte bien, on a jamais eu autant de diversité, de qualité, d’endroit où jouer qui soit aussi abordable autant pour les musiçiens que pour le public. Le Davan orange fut un des facteurs qui ont contribués à l’avènement d’une scène émergente du côté du Montréal francophone. Avant, nous n’avions que la Casa del popolo, haut lieu de la culture anglophone qui a vu passer davantage de bands anglos que francos. Ce n’est pas une guerre ni un reproche. C’est juste un fait. Ghislain Poirier et moi y avons fait nos premières armes,a vons affûté nos couteaux. Pour allé plus loin, bien avant que Ghislain Poirier et séba soit une association du nom de Nonobstant en 2003, j’y avais joué plusieurs fois avec 1-Speed bike, projet solo du drummer de GSYBE!

La scène locale est saturée. Et non! Ce ne sont pas les bands et les bars qui causent problème, mais bel et bien le public restraint. Combiens de fois ai-je vu les mêmes gens venir voir un mardi soir Numéro, le mercredi Plaster, Le jeudi Gatineau, le vendredi Omnikrom et le samedi tout se beau monde se retrouver pour un Bounce le gros des plus éclaté ? Souvent, toujours, toutes les semaines, tout les soirs. Et l’on se mêle, ça se mélange etc. pas de problème sauf qu’à court et moyens terme, cela va nous tuer les artsistes. Il n’y a pas assez de public. Ça nous prend du sang neuf. Ce sont toujours les mêmes gens. Il est rare que de nouveaux fans s’ajoutent. je suis toujours étonné de voir de nouvelles têtes aux shows de Gatineau. C’est rare. Ceci concerne gatineau seulement et quelques bands. On attedn de sortir le cd…..la scène locale va devoir allé chercher du public du côté anglo, organiser des ponts entre Québec et Montréal en louant des bus pour que le monde puissent se rendent à Québec voir des shows et que le public des régions puissent venir passer une fin de semaine forfait-spectacle dans plusieurs bars de la métropole. J’imporvise, mais je trouve l’idée bandante à souhait. D’ailleurs, je me lance personnellement dans le booking. Je vais peut-être plancher sur ça dans le futur.

Bref, il y a plus d’offre que de demande. Si la scène locale se porte si bien, comment se fait-il que des temples comme les Anges vagabonds doivent fermer leurs portes, que Local distribution soit si mal en point, que plusieurs salles de spectacles doivent fermer leurs portes à Québec. Juste au court du mois de novembre, 5 salles qui offraient des shows de bands locaux ont dû littérallement fermer leurs portes et que le Temps partiel décide de ne plus booker de spectacles ? Comment se peut-il que CKOI et le Gala de L’adisq ouvre ses portes à la musique dite indépendente et qu’en dehors de Montréal, il soit si difficile de remplur une salle. Galaxie 500 s’en va à Trois-Rivières la semaine prochaine et n’on réussis à vendre que 14 billets.. 14 putains de billets!!! J’ai le sentiment que toute cette belle scène locale est le secret bien gardé des métropolitains seulement. Que pourrions-nous faire afin de s’exporter ne serait-ce qu’en dehors de montréal et ailleurs ? Comment pourrions-nous procéder afin de faire venir davantage les gens de banlieues si peu éloignées comme Terrebonne, mascouche, Longueuil, Pointe-Claire ? Il n’y a pas si longtemps, dans les années 90, il existait des shows que l’on appellait ALL AGE. Peut-être cela serait-il une solution ? C’est vrai, le public jeune ne peut souvent même pas rentrer dans les salles. C’est tout une partie du public dont on se coupe, qui n’a pas accès aux shows. Ce sont des gens succeptibles d’aimer ce qui se passe dans la scène émergente, qui sont à éduquer. Les jeuens qui ont eu la chance d’écouter Grimskunk en 1994 et d’allé voir leurs shows All age en garderont un souvenir indélébile aisniq u’une ouverture d’esprit sur des musiques plus lourdes en marge de Mario Pelchat. J’ai dû moi-même attendre l’arrivé de CISM , qui heureusement se rendait jusqu’à Terrebonne à l’époque pour enfin m’ouvrir à la musique alternative. J’ai découvert alors des groupes comme The the, Xymox, the Smiths,Smashning pumpkin’ Zébulon etc… Ceci a fait qu’aujourd’hui je rappe, ceci a fait le son de Gatineau par la bande..­Bref, je crois qu’il y a un bel espoir à donner accès aux très jeunes aux salles de spectacles émergents. L’espoir l’est autant pour la santé de notre scène contemporaine que pour celle qui émergera dans le futur. Ce sont ces jeunes de 12 à 16 ans qui viendront voir Gatineau cette année qui forgeront le son de demain. Ce n’est pas qu’une des solutions proposées. Il faudra faire des compromis. C’est grâce à la vente de bière que des endroits comme le Divan orange, Quai des brumes et le Zoobizarre nous permet d’offrir des spectacles à moindre coûts puisque la location de la salle est gratuite pour les musiçiens. Par contre, il faudrait prévoir certaines soirées où l’on servirait du jus dans quelques établissements…

La démocratisation de l’art maintenantet l’accès facile aux médias: L’avènement de nouvelles technologies a permis à bien du monde de devenir artiste, de faire des maquettes, des albums souvent de qualité douteuses ou parfois carrément génial. Myspace a permis de diffuser ces oeuvres en marge del’ondustrie dites corporate. Sauf que, souvent c,est merdique. Bien des gens qui ont mis un ou deux de leurs mp3 sur leur myspace pensent qu’ils sont artistes, qu’ils sont automatiquement consacrés, qu’ils existent dans l’industrie. J’ai vu des artistes êtres en nomination dans plusieurs catégories d’un gala en ayant que quelques mp3 sur son myspace. je ne dénigre pas le temps de l’artiste sauf que bien des gens n’y voient que du feu et mélange le dernier kidz qui s’est tapé en freestylant devant son ordi et l’autre qui travaille depuis des années d,arrache pieds afin de livrer un produit de qualité pouvant rivaliser avec une maquette sortie tout droit des studios Victor. Il y a une marche à franchir ici s’il vous plait. Donc, ce sont ces mêmes artistes qui vont créer de la hype. par contre, le jour où ils vont sortir de leur tanière, le show n’est pas à point. L’argent dépensé par les kidz ce soir-là ne le sera pas pour un show de meilleur qualité fait le soir même ou ailleurs le lendemain. On brûle ainsi la scène en ayant trop de gens comme ça qui débarquent avec des produits butché, de la poudre aux yeux. Qui suis-je pour juger ? Les premièrs shows de Gatineau étaient un peu bizarre merci à nos débuts je le concède. Je me fais des énemis ici je le sais. Mais c’est ce que je pense et je l’assume. Je ne suis pas hypocrite ou complètement dans les vaps comme bien des observateurs et groupies de ctte chère scène locale. Je la veut vivante et de qualité.Je me dis que mieux vaut dépenser 100$ à un show de Omnikrom un soir, que de dépenser le même montant en allant voir n’importe quoi tous els soirs de la semaine. J’en reviens à dire ici qu’il ya trop de shows. C’est peut-être ça. Il faudrait peut-être limiter les shows, passer une loi qui interdirait de présenter des spectacles les dimanches, lundis, mardis et mercredis ? Comme ça, on serait obligé de choisir et de trier ce que l’on doit vraiment présenter, ce qui mérite de l’être, et ce que l’on va voir ? Je le sais, je trouve incroyable d’érire ça. Ça juste pas de sens. Je délire. C’est un exemple juste pour vous faire comprendre de quoi. J’espère que ça n’arrivera jamais quand même…

Je veux juste dire que nous avons des bands de qualité, une scène en santé, une quantités de salles, de belles salles, un public en or à Montréal. Selon ce que j’observe et que d’autres aussi dans le milieu observent et pas que des cons, je parle de gens haut placés, cette scène est fragile. La fermeture des Anges vagabonds a sonnée l’alarme. Nous devons faire attention et stimuler le public davantage et tenter d’en trouver de nouveau. Il y a plus d’offre que de demande en ce moment. Si la tendence se maintient pour paraphraser Derome, et bien nous allons nous retrouver avec des salles vides, de plsu en plus de locaux vides comme celui de la boutique du 72 Rachel est.

On a un beau navire, mais celui-ci commence à prendre l’eau. On a un beau bocale, mais celui-ci est rempli par trop de poissons.

En toute amitié, et ouverture aux commentaires positifs et néfastes,

Séba

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