Lac Estion – Maxi éponyme (Poulet Neige)

Projet issu de la nageoire gauche du Roi Poisson, le groupuscule folk Lac Estion met la tête hors de l’eau avec un premier maxi plutôt satisfaisant. Bien que les textes ne sont pas encore au point (des strophes à la « Comment s’passe les années, quand tu trouves les journées longues ? » font plus sourire que réfléchir), les instrumentations aux accents postrock de Pierre-Alexandre Poirier et ses acolytes titillent les tympans. Toujours ancré dans la scène locale (ces premières compositions suscitent autant le côté planant de Navet Confit à l’écoute de « Deltaplane » que la facette épique de Karkwa sur « J’aime mal »), Lac Estion demeure une entreprise qui promet et qui, on espère, gagnera rapidement en maturité et en popularité.

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