Jour 2 du SXSW: ça sue pis ça pue!

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Après une première journée plutôt minée, on voulait évidemment démarrer la deuxième du bon pied. Malheureusement, le chauffeur de taxi qu’on nous a trouve pour nous amener à notre nouvel hôtel voyait les choses autrement. En plus de ne pas savoir ou était notre nouveau gite (on lui a pourtant fourni l’adresse et une carte Mapquest à l’effet, bordel) et de s’enfermer en dehors de son véhicule après l’avoir quitté pour demander des renseignements (quoi!?), celui-ci allait se perdre et tenter de nous faire payer la somme complète sur leur compteur. Heureusement qu’on n’était accompagné de Léo – qui s’occupe des ventes chez Bang Bang – pour « dealer» ça à notre avantage.

Après avoir laissé nos bagages au Doubletree Hotel, on se retrouve au Austin Convention Center pour récupérer nos passes, accréditations et – surtout – le sac de gratuités (je suis facilement impressionnable, que voulez-vous). En arpentant les rues des alentours, on se retrouve dans un petit parc ou un party organisé par la BBC a lieu. Au menu : burritos, breuvages et t-shirts gratos… vive le Commonwealth. On trinque finalement à notre première victoire texane : se bourrer la gueule aux frais de la Reine.

Quelques textos plus tard, je dois rencontrer Renaud Bastien de Malajube dans une… boutique de jeans!? Finalement, c’est dans la cour arrière de l’établissement qu’on retrouvera les membres du groupe qui y ont été invités par les bonzes du magazine Fader. Présents au « happening » privé : James Hia, Sean Lennon, Bradly Drawn Boy, Nelson et moi… la crème de la crème, yo.

Les gars veulent laisser leur « magasinage » à leur camionnette avant d’entamer l’entrevue (je les comprends, ce n’est pas super « rock n’ roll» de se faire interroger avec un « tit sac Levi’s blanc à la main). En parcourant les rues d’Austin, le percussionniste Francis Mineau chante le refrain d’une quelconque toune (juste le refrain, concept!), Renaud parle du chanteur des Flaming Lips Wayne Coyle qui assisterait à des « shows» avec son costume de scène et les autres grillent une cigarette. Une fois à la « van», le bassiste Mathieu Cournoyer nous présente sa dernière conquête : un désodorisant de Playmate accroché au miroir du véhicule (sûrement pour l’aider à se concentrer lorsqu’il stationne en parallèle). On s’installe finalement avec celui-ci et Renaud pour une ‘tite entrevue plus sympathique qu’informative que Nelson filme pour le site web. Watch out pour la finale inattendue lorsque le vidéo sera prêt!

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Alors que Malajube retourne à son motel pour – et je cite — « se baigner pis faire notre lavage… peut-être en même temps. » Moi, Moon-Hee (leur relationniste) et Nelson cherchont un endroit pour boire un verre avant une entrevue avec un autre groupe qui participait à la soirée “M For Montreal”: Creature. On tombe finalement sur un bar Coyote Ugly. Nos coeurs de cinéphiles nostalgiques nous force évidemment à y aller et c’est comme dans le film… avec des filles qui se déhanchent sur du Limp Bizkit pis tout’ le kit! Les filles de Creature suivent, on s’installe pour l’entrevue et – une fois de plus – on pond un “reportage” plus comique que profond pour le projet web télé de Nelson. En passant, elles m’agressent sexuellement à la fin de l’entrevue, “good times”!

On rejoint finalement Léo et Pat K (le grand manitou du Bang Bang) devant des cocktails bleu ciel vachement forts dans un petit resto du coin. Après une brève réunion, moi et Nelson courrons au Dirty Dog Bar (ou serait-ce le Bad Dog Bar? En tout cas…) pour une prestation de la formation folk ontarienne Rock Plaza Central.

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Disons tout simplement que le mélange entre le folk sensible et un bar sportif avec des clichés de photomatons de clientes dévoilant leurs seins ne collait pas et que j’ai été me faire voir ailleurs.

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Direction le Beauty Bar ou Flosstradamus fait un petit DJ set. C’est bien, mais il est tout de même que 21hrs alors la foule ne lève pas vraiment. J’y croise les copains de Pop Montréal qui me présentent Thunderheist (on devrait d’ailleurs s’entretenir avec eux ce samedi pour le journal) et me parlent de Yo Majesty qui foulera les planches de l’endroit un peu plus tard en soirée. Le “speech” de Guillaume est plutôt vendeur: “C’est trois femmes dans la quarantaine qui font du rap plutôt crunk et il paraît qu’elles se foutent à poil dès la première chanson”. Charmant.

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Bonde Do Role s’installe pour offrir mon nouveau concert préféré du festival (désolé les Breasts). C’est énergique, sympa (la chanteuse descend de la scène pour danser avec le public, leur piquer des cigarettes) et quand même fluide comme prestation. De plus, le projet hip-hop a véritablement compris l’aspect “business” de cette foire en posant pour toutes les caméras, appareils photos des producteurs, journalistes et blogueurs présents. Bref, en plus de se débrouiller sur scène, les membres de Bonde Do Role sont de véritables “cam whores”… et ça leur fait bien.

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Puis vint le phémonène Yo Majesty. Après un début plutôt douteux à s’engueuler royalement avec le preneur de son, les dames foutent le feu aux planches ainsi que dans la foule avec des rimes et rythmiques que même Lil’ Jon jalouserait. Ça sue, ça pue, ça lance de l’eau et ça invite le public sur scène. Ma-la-de! Oh et oui, une des membres se dénudera, puis fustigera un mec du public qui lui frôlera un mamelon. Bref, ce n’est pas que de la provoc’ attitude, elles s’assument et c’est tant mieux.

Repu, je me dirige au concert de Zzz ou je devais retrouver mes collègues. Complètement vidé, je “choke” et cherche un taxi… comme toute la putain de ville alors j’opte pour une longue marche qui me laissera une ampoule au pied, mais qui aura finalement brûlé les burritos du matin.

Au programme aujourd’hui: des entretiens avec Lesbians On Extasy, Call Me Poupée, les Breastfeeders et Thunderheist. Côté concert, je me sens un peu douillette aujourd’hui – moi et Nelson écoutons un film de Sandra Bullock pour retrouver nos esprits en ce samedi matin – alors j’irai sûrement voir The Pipettes, Tilly & The Wall puis Au Revoir Simone. Sauf ça, y’a Dandi Wind, The Watson Twins, Au Revoir Simone, Bionic, Girl Talk, The Budos Band, Turbonegro, L.O.E., Prototypes, Brother Ali, Frog Eyes, Metronomy, Friends Of Dean Martinez, Youth Group, The Spunks, Gitogito Hustler, Bleubird, The Detroit Cobras, Jay Reatard, Dengue Fever et Plaster qui sont aussi tentants.

Je vous laisse, Sandra Bullock est un meilleur remède à la gueule de bois que ce portable. Ciao!

Creature – Pop Culture.mp3

Yo Majesty – Club Action.mp3

Bonde Do Role – Gasolina.mp3

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