Je t’aime, moi non plus

Ou comment le divorce a sauvé The Von Bondies.

Collectif garage qui a tout d’abord fait un boucan d’enfer en étant associé aux White Stripes, Electric Six et autres projets rock issus de la prolifique scène musicale de Detroit en 2001, The Von Bondies allait par la suite être davantage liés aux faits divers (empoignade entre le chanteur Jason Stollsteimer et son ex-producteur Jack White, départs inopinés de membres du groupe, etc.) pour ensuite retomber dans l’obscurité. Que s’est-il passé? « C’est simple, je me suis marié! » répond candidement Stollsteimer. « On était déjà au sommet à cette époque. J’étais tellement heureux que j’ai décidé de me marier. Puis, ça a commencé à aller mal et on a divorcé. C’est aussi à ce moment-là que le goût de refaire de la musique m’est revenu. »

Malgré les quatre longues années séparant l’album Pawn Shop Heart de son successeur Love, Hate and Then There’ s You, l’absence en studio s’est avéré plutôt courte pour Jason. « Moi je n’ai tout simplement pas vu le temps passer. » poursuit-il. « La plupart des pièces ont été écrites, composées et enregistrées en trois mois avec Don [Blum, le percussionniste du quatuor devenu duo puis de retour sous forme de quintette]. Parce qu’il faut savoir qu’en studio, The Von Bondies, c’est moi et lui. Ensuite, on a recruté des gens à la hauteur de ces nouvelles pièces pour monter sur scène, car c’est des chansons plus riches, avec de nouvelles sonorités pour nous. » explique Jason lorsqu’on mentionne l’apport de ses nouveaux collaborateurs Matt Lannoo, Leann Banks et Alicia Gbur. Artiste aimant faire cavalier seul, Stollsteimer à quand même sondé ses fans afin de trouver un titre au compact. « Mais, c’est finalement moi qui a trouvé le nom du disque. » précise-t-il. « En y repensant, c’était un peu con de demander à des étrangers de baptiser quelque chose qui m’était si personnel. Quoique ça demeurait tout de même amusant de prendre connaissance de ces suggestions, histoire de voir ce que cette fournée de pièces pouvaient inspirer chez les autres.

En plus du retour de The Von Bondies, Stollsteimer planche aussi sur Jason & The Hounds Below, un violon d’Ingres aux antipodes de son occupation habituelle. « Alors que j’écrivais pour le nouveau disque, je me suis aussi mis à improviser des trucs plus… comment dire… plus “à la Roy Orbison ”. Comme c’était du matériel que j’aimais beaucoup, mais qui ne cadrait pas avec Love, Hate and Then There’ s You, c’est comme ça que le projet a démarré.

Et cette fameuse relève de Détroit, qu’en est-il devenu? “Cette vague autour de Détroit a eu un effet pervers. Bien que pas mal de médias se sont intéressés à la ville lorsqu’ils ont découvert The White Stripes et compagnie, la vérité demeure que ces groupes phares n’y habitaient déjà plus, car ils étaient constamment en tournée, ils avaient dépassé le cap local. J’imagine que c’est pour ça que les journalistes se sont tournés aussi rapidement vers d’autres villes par la suite.”

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