Grosse journée pour Leclerc pis moé!

Je n’aime pas trop parler de ma vie personnelle en ligne parce que, avouons-le, c’est plus intéressant autour d’une broue que sur un moniteur d’ordinateur. Mais bon, comme j’ai un peu de contenu, voici donc…

Entre deux entrevues avec Jessy Fuchs de Slam Disques – je ne suis pas nécessairement un fan de son oeuvre, mais le type à de la gueule… et attendez de lire ce qu’il pense de cette « ouverture» de l’ADISQ – et Ghislain Poirier (sortez votre brassard noir, la fin approche pour les soirées Bounce le gros) pour un bimensuel local, j’ai ramassé un exemplaire du Journal de Montréal (oui, honte à moi), car Jean Leclerc en rajoutait aujourd’hui sur ces récentes déclarations. Missive qu’on peut aussi lire sur le site de Leclerc (www.roiponpon.com, cliquez sur l’onglet « Nouvelles » et hop!). Autant vous en faire profiter…

Je ne sais vraiment plus où me mettre: je lisais hier l’article de Marc Cassivi dans La Presse, ou étaient rapportées en grandes trompettes des citations inutiles de moi sur les nouveaux bands rock québécois et, sans accuser l’auteur, j’étais stupéfait de l’importance et du sérieux qu’on me donnait, et de la grosseur que ce sujet prenait par rapport à ce qui se passe vraiment dans ma tête, sans offusquer personne.

Je trouvais ça vraiment un peu plate à lire, en plus. Heureusement qu’on n’est pas obligé de lire toutes les conversations ordinaires, on dormirait à longueur de journée. Je ne suis pas le pape. Je ne savais pas que tous mes avis et débuts d’opinions en cours pourraient un jour mériter d’être consignés et commentés dans le journal. Avoir su, je serais resté chez moi, comme d’habitude, au lieu de passer quatre heures avec Marc, le petit snoreau…

Jusque là, ça va. « Control damage» comme diraient les ricains. Bien que Leclerc a droit à ses opinions, c’est un peu con (ou il nous prend pour des cons) de penser que l’avis du loup derrière Le Dôme (sûrement un des albums les plus importants de l’histoire musicale contemporaine du Québec) ne ferait pas couler d’encre. Bien sûr, c’est un sujet plutôt caduc (sérieusement, faudrait qu’un(e) petit(e) génie trouve un moyen de mettre des droits d’auteur sur les termes « scène locale» et « émergence»), mais comme c’est au goût du jour… Mais bon, je m’égare. La suite est foutrement plus intéressante!

Mais la suite allait me surprendre encore plus: en lisant La Presse de mercredi, je vois que Nathalie Petrowski profite de la situation pour essayer de se payer un rajeunissement en ayant l’air de prendre avec paternalisme la défense des jeunes de la relève, contre moi. Elle fait bien ça, et prend habilement le parti de me traiter de chanteur arrivé qui juge de haut les beaux bands émergents et pétillants; je serais eux que je serais déjà gêné et tanné de me faire défendre par matante.

Que dire de plus que « dans les fuckin’ dents, Gontrand!» Puis ça se poursuit avec des commentaires sur le « job steady» de la chroniqueuse, sur Lee « Scratch» Perry et sur le fait qu’il trouve lui-même quelques-unes de ses chansons nulles.

Tout ça pour dire qu’on devrait plus s’invectiver sur les hausses de la STM (est-ce que le service s’améliore? est-ce que les employés sont mieux formés? plus souriants?) que sur les avis de Charlebois, Leloup, Petrowski à propos des Karkwa (qui est d’ailleurs la seule formation « émergente» (Tm) a avoir soulignée l’apport des Anges Vagabonds lors du fameux gala de l’ADISQ), Lapointe (Pierre, bien sûr) et Malajube (que je vais d’ailleurs voir en concert pour une énième fois dans quelques minutes et je n’en suis pas encore blasé).

Du neuf! Cassivi réplique!

3 thoughts on “Grosse journée pour Leclerc pis moé!

  • Ma réponse concernant le «scandale» Leclerc / Cassivi
    http://laurentlasalle.com/?p=137

    Franchement la réponse de Leclerc est excellente (le chapitre concernant Petrowski par exemple), cependant je trouve sa réaction un peu molle, le fait qu’il revienne si rapidement sur ses propos. Il y avait tout de même une marge entre ce qu’il a dit et les déclarations de Charlebois…

  • Bonjour Laurent!

    Je copie/colle le commentaire de mon blogue sur le tien au cas ou tu ne repasserais pas.

    Primo, bravo pour le site! C’est foutrement bien fignolé!

    Secundo, je t’accorde que Leclerc se fait plus « mou» (où est le Leloup qui envoyait carrément chier Marie Plourde en direct sur les ondes de MusiquePlus!?), mais j’ai aussi l’impression que c’est aussi en réaction à tout ce battage médiatique autour de la « scène musicale émergente québécoise». Ces jours-ci, on dirait que les médias jouent une partie de ping-pong entre les nouveaux loups et la vieille garde. Bref, autant clore le sujet (surtout quand Petrowski s’en mêle… pourquoi au juste?).

    Le Journal de Mourial y va d’un article sur Charlebois qui avoue ne pas se retrouver dans les groupes d’aujourd’hui La Presse enchaîne avec ce dialogue avec Leloup sur le même sujet. J’ai hâte de voir avec quoi Le Devoir va enchaîner. Lucien Francoeur qui plante Omnikrom? Kain crachant sur Beau Dommage? Ça promet!

    Bonne journée!

  • Merci pour les chaleureux commentaires sur mon layout, ouais je suis obsédé par le design web en général alors ça m’habite…

    Francoeur s’est calé lui-même ressucitant le groupe Aut’Chose! (Mais bon, je suis quand même responsable de l’entrée «Le Rap-à-Billy» dans Wikipédia, un soupçon de honte ici)

    Je ne pense pas que Leclerc s’est véritablement transformé en gentil. Peut-être veut-il seulement contribuer à la différence qu’il tente d’illustrer entre Leloup et Leclerc depuis bientôt 2 ans? Bref, par chance il y a le paragraphe sur Petrowski (je me répète) et le fait qu’il admet qu’il trouve certaine de ses chansons nulles. Une certaine humilité que Leloup n’a jamais véritablement affichée par le passé…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *