Feu de joie

Avec Dans la nature jusqu’au cou, le trio folk Avec pas de casque dévoile un album sans fusil, mais avec beaucoup de chien.

L’automne s’installe tranquillement sur Montréal alors que des feuilles se déposent sur le bassin de la terrasse du café Santropol (« une des plus belles en ville » selon le chanteur Stéphane Lafleur). Deux ans après ses Trois chaudières de sang et quelques mois après le triomphe de son Continental, Lafleur et ses compères reviennent en ville avec un deuxième album. Sous fond de marteaux piqueurs tabassant une rue  tout près, Avec pas d’casque dévoile la genèse d’un album « presque concept ».

« Presque! » répète humblement Stéphane avant de raconter l’anecdote derrière l’intitulé de sa nouvelle offrande. « On revenait d’un concert à Québec et on parlait de passer du temps dans un chalet, de s’isoler. On aime travaille avec des titres de travail, mais celui-là est resté. Ce qui est étrange, c’est qu’y’a certaines tounes qui ont été inspirées puis écrites après qu’on aille trouvé le titre du disque. Joël Vaudreuil, percussions s’est ensuite mis à dessiner des croquis de pochettes qui, à leur tour, ont suscité des chansons. C’est un peu comme un cadavre exquis. Autre nouveauté pour ces fils illégitimes de Guy Lafleur : un nouveau membre qui ne l’est pas.

« En fait, Nick est là depuis le lancement de Trois chaudières de sang. précise Lafleur. « On ne le laisse pas partir depuis » d’ajouter Vaudreuil à propos de Nicolas Moussette, le multi instrumentiste accompagnant le groupe depuis belle lurette. « À l’époque du premier CD, on tentait de composer en vue de concerts en duo » poursuit le chanteur « mais déjà là, ce n’était pas toujours possible. » Joel enchaîne. « Puis comme on jouait déjà de la musique ensemble, ce n’est pas comme si on avait prévu des auditions! ». « Je n’était pas le premier choix? «  s’interroge Moussette, amusé. « Rick Hayworth était pris! » glisse Stéphane en rigolant avant d’aborder ses nouveaux textes plus ensoleillés (« Justement! Une autre chose dont on avait parlé lors de la « ride » de Québec! » se rappelle Nicolas).

« C’est vrai, on parlait d’avoir plus de lumières sur le prochain. D’ailleurs, « L’Amour passe au travers du linge » est une chanson qui traînait depuis un bail, je l’avais écrit à l’époque en réaction aux gens qui me disaient que certains de mes textes étaient carrément déprimants! J’imagine que ça reflète aussi ma vie, du moins je l’espère. » ajoute celui qu’on a vu tout souriant lors de la plus récente soirée des Jutra.

Lorsqu’interrogé sur le pont entre Dans la nature jusqu’au et Continental, un film sans fusil, le chanteur-cinéaste demeure sceptique. « Pour moi, c’est du à dire vu que ça vient de la personne. Y’a surement des liens à faire, mais lesquels et comment, je ne sais pas. Vous en pensez quoi les gars? » Joel intervient : « Je crois que ce qui t’inspire se retrouve autant dans tes textes que dans tes scénarios. ». Et Stéphane de conclure avec une autre preuve d’humilité : « Mais, en même temps. on ne peut pas garantir que les gens qui ont aimé le film aimeront automatiquement notre musique et vice-versa. »

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