Elle veut tout

Plus de 30 000 exemplaires plus tard, Arianne Moffat se prépare à dévoiler son plus récent album sous les feux du Club Soda en plus de lorgner la France.

De tous les sens d’Arianne Moffat, c’est sûrement celui du goûté qui l’embête le plus ces jours-ci. « J’ai hâte d’avoir le verdict! » lance la chanteuse en parlant de sa rage de dents. « Ça fait trois jours que je retarde une visite chez le dentiste parce que j’ai des concerts. J’y vais tantôt. J’espère que ce n’est rien de grave. Je serai dans le trouble sinon! » poursuit-t-elle avant d’aborder son tout nouveau concert.

L’équilibre

« La différence entre mes deux derniers spectacles, c’est que celui-ci mise davantage sur la scénographie. On met un certain accent sur la vidéo, l’éclairage et l’ambiance » mentionne l’artiste sept fois nommée au prochain gala de l’ADISQ en faisant référence au travail de ses collaborateurs Gabriel Pontbriand (éclairagiste qui a notamment participé aux concerts survoltés de Champion) et Jean-Sébastien Baillat (vidéaste à qui l’on doit les fameuses soirées raves des Passagers au Bain Mathieu). Bien que Moffat ne va pas trop en révéler pour garder un effet de surprise, elle précise toutefois que l’atmosphère recherchée est aux antipodes des impressionnantes feuilles de route de ses collègues. « C’est aussi beaucoup moins « électro dans le tapis » renchérit-elle.

En l’air

Après une série de concerts en province, l’aquanaute s’envoie en l’air jusqu’à Paris pour y promouvoir Tous les sens en bonne et due forme. Lorsqu’on lui demande, à l’image de son tube « Je veux tout », ce qu’elle désire le plus, Moffat n’hésite pas: « une compagnie de disque qui sait ce qu’elle fait! » glisse-t-elle, sourire aux lèvres, en faisant référence au géant Virgin de plus en plus frileux à investir chez ses artistes depuis le krach du marché du disque. « Je peux juste donner des semi-réponses en ce moment » s’excuse-t-elle « mais on est déjà en contact avec un autre label et ça s’annonce super trippant. J’ai entamé un travail de défrichage en France depuis quelques années. J’vois ça comme une ultime chance. ». Un séjour qui permettra aussi àla native de Lévis de remettre les pendules à l’heure par la même occasion en ce qui concerne les exports du terroir.

Lors d’un article consacré à la Québécoise, le journaliste français Pierre Derensy mentionnait que « Si toutes les Canadiennes qui sortent des disques pouvaient ressembler à Ariane Moffatt nous n’aurions plus ce sentiment désagréable qui traîne dans la bouche quand est annoncée l’origine des artistes. ». Lorsqu’on lui lit la citation, Arianne rétorque « C’est aussi contre ça que je dois me « battre » là-bas. Sans vouloir dénigrer personne, y’a comme une espèce de stéréotype qui veut que les artistes québécois se rendant à Paris ne font que de la variété alors que la nouvelle chanson française avec Camille, Albin de la Simone, Mathieu Boogaerts et compagnie, ça me touche plus! »

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