Discomanie – François Perusse

Après une collaboration au spectacle « Love» du Cirque du Soleil à Las Vegas, un septième album du peuple moussé sous le signe du « lucky seven » et toujours la même bouille de « joker », François Pérusse a décidément le jeu dans le sang! D’ailleurs, le fantaisiste pari gros sur cette nouvelle offrande détonnant du reste de son impressionnante discographie. « J’ai changé un peu. » confie-t-il. « J’ai un langage peut-être un peu plus dur, je cible des personnalités, sans toutefois les détruire, et c’est surtout plus basé sur l’actualité que sur la vie de tous les jours. »

Sujet à la mode ces jours-ci, François n’effleure toutefois pas les « pop-tarts», « willy waller » et autres produits dérivés des Têtes À Claques sur ce compact, mais n’hésite pas à en parler. « Vous savez, y’ a une chose qui s’appelle le “timing”. Moi j’suis arrivé en 1990 au bon moment! Si j’avais envoyé cette formule-là aux radios juste un peu plus tard, j’aurais probablement passé à côté! Je trouve que ce produit là à sa place, est différent, à son propre look, mais c’est rendu tellement gros qu’on en prédit déjà la fin! »

Une constante demeure toutefois dans l’Univers de Pérusse: la musique du peuple. Se détachant, au fil des tomes, de la parodie de tubes pour se concentrer plutôt sur la création de chansons humoristiques originales, celui qui a autant accompagné Leloup que De Larochellière par le passé propose sur son plus récent cru de nouvelles compositions rigolotes aussi rock que funk. « 

Ton premier album acheté?

C’était un album de muzak! J’avais sept ans et c’était un disque de Paul Mauriat qui a notamment été arrangeur pour Léo Ferré. Mon père en avait déjà acheté par le passé et je trouvais ça agréable. C’était du semi-classique reprenant des chansons populaires. Mon frère avait assez ri de moi, puis je suis revenu sur le droit chemin. C’est par la suite que j’ai découvert Led Zeppelin, Black Sabbath et compagnie. J’ai ensuite ramassé mes sous pour m’acheter Abbey Road!

Et le plus récent?

J’ai acheté Me, Myself & Us de Pascale Picard en cadeau à ma conjointe. J’adore ce qu’elle fait : elle a une belle façon de chanter, elle fait de la belle musique, c’est en toute simplicité, c’est bien fait, elle vient de Québec puis moi aussi. Mais ça ce n’est pas une raison, je ne suis pas patriote à ce point!

CD ou MP3?

Les deux, j’dirais! J’aime acheter le disque, j’aime bien avoir l’objet. C’est une “marque d’amour” pour l’artiste. De l’autre côté, j’ai certainement téléchargé 1000 chansons sur Itunes. J’y ai trouvé des trucs historiques comme des chansons de groupes « underground » comme Kissing The Pink que je faisais jouer à la radio communautaire ou des classiques d’artistes que j’aimais bien comme Madman Across The Water d’Elton John.

Votre péché mignon?

Gênant mettons? J’allais dire Jeff Beck, mais c’n’est pas gênant, car tout le monde Jeff Beck! Mon péché mignon serait donc de me faire Narcisse en réécoutant la chanson “Saint-Néant” de L’Album du Peuple, tome six” dans mon char. J’aime la “drive” de cette chanson là.

Un concert mémorable?

J’ai beaucoup été impressionné par, ne riez pas, mais Gino Vanelli en 1991 ou 92 au Spectrum avec son frère Joe aux claviers un batteur, une choriste pis une basse séquencée pour interprété des tounes de Black Cars, pis les autres tounes de ces albums-là pis maudit que c’était bon!

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