De retour au sommet

Trois ans après la parution de leur premier disque éponyme et l’avalanche de critiques dithyrambiques l’accompagnant, le collectif stoner rock Black Mountain remonte la pente avec leur nouvel album In The Future. Entrevue pédestre avec le montagnard en chef Stephen McBean.

Malgré le titre de cette offrande flambant neuve, McBean et sa bande ne s’en font pas trop avec le temps qui passé, présent, à venir ou encore les délais et dates butoirs. “On a pris notre temps pour compléter ce nouvel album. Non pas par obligation, mais par inspiration.” révèle Stephen. “On voulait se retrouver et recommencer le processus créatif de façon organique plutôt que de se fixer une date pour commencer, une autre pour terminer puis s’en faire le reste du temps.” philosophe-t-il avant d’abonder sur ses autres passe-temps. “C’est sur que Black Mountain est ma première préoccupation, mais mon “side project” Pink Mountaintops demeure une belle tentation. Là, je peux y développer des idées qui ne passeraient pas aussi bien ailleurs.” poursuit le chanteur à propos de son violon d’Ingres psychédélique. « C’est facile d’y passer des heures et des heures avant de constater qu’il faut “se remettre au boulot”. Vous voyez ce que je veux dire? ».

Un autre facteur qui a ralenti l’ascension de la montagne noire vers ce nouvel opus : le succès. En plus d’avoir contourné rocheuses et canyons en tournée, les bonzes de Black Mountain se sont aussi retrouvés en première partie de Coldplay en plus de surplomber The Flaming Lips et compagnie sur la trame sonore de Spider-Man III. C’est à se demander quand on les contactera pour participer à une prochaine édition de « Guitar Hero ». « On n’a pas encore été approché, mais en parlant de jeux vidéo, une de nos chansons s’est retrouvée sur Tony Hawk’ s Project 8! Je ne suis pas un fan de X-Box, mais les plus jeunes dans ma famille trouvent ça vraiment cool! » s’exclame Stephen. « Plus sérieusement, bien que ces associations semblent bizarres, elles sont venues plutôt naturellement. Pour Coldplay, un des membres est tombé sur notre disque, l’a aimé et nous a invités. Pour Spider-Man, c’est un copain à nous qui a parlé de Black Mountain lorsqu’ils cherchaient à compléter le disque, voilà tout. »

L’escalade de Black Mountain n’a évidemment pas été de tout repos. Plusieurs critiques publiées dans des magazines comme « Dusted » ou encore diffusées sur la Toile via des sites comme « coke machine glow » et « tiny mix tapes » leur ont reproché leurs approches « rétro » pillant le répertoire de Led Zep. « Je ne sais pas comment vous dire ça… » hésite McBean lorsqu’on lui demande de commenter ces reproches. « Mais on ne va pas ajouter accessoirement un tourne-disque ou encore un orchestre à nos compositions si on n’en ressent pas le besoin. On veut seulement jouer la musique qui nous plaît, comme ça nous plaît. »

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