Danse lascive

Rilo Kiley se fait plus suave sur Under The Blacklight.

« Disons que c’est un peu moins entre les deux oreilles et un peu plus sous la ceinture! » s’exclame Blake Sennett à propos du tout nouvel album de son groupe. Projet folk pop inauguré il y a une dizaine d’années à Los Angeles, les paroles introspectives et les mélodies doucereuses qui ont fait la réputation de l’orchestre se font aujourd’hui plus suggestives sur Under The Blacklight, dans les bacs depuis le 21 août. « Outre les textes, on apportait aussi une attention particulière à notre section rythmique lorsqu’on composait ces nouvelles chansons » poursuit le chanteur et guitariste rejoint au téléphone à Orem en Utah, à la veille d’un concert avec Modest Mouse démarrant une nouvelle tournée nord-américaine. « En entrant en studio, on voulait que ça balance! » D’où le recrutement de Jason Lader et Mike Elizon, deux producteurs surtout connus pour leurs collaborations avec des artistes plus lubriques que subtils de la trempe de Nelly Furtado et 50 Cent.

En plus d’être qualifié d’aguicheur, plusieurs critiques s’évertuent à lier le nouveau compact de la troupe californienne à la discographie de la formation culte Fleetwood Mac. Une comparaison qui ne fait pas encore broncher Blake « Je ne dirais pas qu’on s’en est carrément inspiré, mais je comprends les rapprochements. » tranche le musicien. « Ça me va, même. Après tout, Rumors demeure un de mes albums préférés à vie! » Under The Blacklight est aussi un « retour aux sources » en quelque sorte pour deux membres fondateurs de Rilo Kiley. Après la parution Rabbit Fur Coat — le premier album solo de la chanteuse Jenny Lewis — et le dévoilement d’une deuxième galette de The Elected, le violon d’Ingres de Sennett, un quatrième CD réalisé en compagnie de ses collègues habituels tenait presque du défi. « Après avoir eu tant de plaisir à faire nos trucs chacun de notre côté, on avait une certaine crainte à se retrouver et constater que le “momentum” n’y était plus. » confie le principal intéressé. « Heureusement, ça s’est bien passé! »

L’harmonie continue aussi de règner au sein de Rilo Kiley malgré l’attention toujours grandissante des médias états-uniens pour sa rouquine de chanteuse. « C’est sûr qu’en rejoignant un “band” mené par une fille, on doit s’attendre à être souvent relayé au second plan. Surtout lorsque celle-ci est jolie, a du charisme et de la gueule comme Jennie. Lance le collègue et ex-petit ami de cette dernière. “En fin de compte, ça aide quand même à la visibilité du groupe donc ce n’est pas si mal!”

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