Champagne!

Dix ans après « Drinkin’ In L.A.», James Di Salvio et Bran Van 3000 se mettent au Rosé. Ça s’arrose!

« “S’cuse-moi, t’es le premier qui appelle pis je ne suis pas encore habitué à ce téléphone! » s’exclame Di Salvio après quelques problèmes de connexions. Non pas rejoint à Los Angeles, mais dans un hôtel de Miami, le chef d’orchestre de Bran Van 3000 remonte en selle pour un nouveau rodéo médiatique entourant la parution de l’inespéré troisième album du projet culte. « Je me suis mis à étudier les “fossil fuels”, mais ça n’a pas duré longtemps! » laisse tomber le montréalais lorsqu’on lui demande comment il s’est occupé depuis la première dissolution de son collectif. « Après ça, je me suis promené beaucoup. J’ai habité dans l’Nord, à Montréal puis à L.A. dans Koreatown, qui a d’ailleurs été une grande inspiration pour Rosé. C’t’album là, c’est un peu comme une carte postale de cet endroit : c’est un mélange entre Blade Runner et Tijuana. Je me suis aussi parti un truc électronique avec mon ami James Donovan qui s’appelait The Rainbow Project, » poursuit-il « mais comme le nouveau Radiohead s’appelle aussi In Rainbows, on va attendre un peu avant de lancer ça aussi! » Outre ce violon d’Ingres et un projet de film avec son frangin, ses collègues BV3 n’étaient jamais loin dans ses pensées.

« Tsé, on est demeurés des amis. On a continué à s’écrire puis à se téléphoner ” enchaîne le principal intéressé. Malgré le lien unissant toujours les membres de l’orchestre, Di Salvio attribue toutefois la reformation de sa troupe à l’intérêt de ses fans. « Ce qui nous a ramenés ensemble, c’est l’Internet. On dirait qu’au fil des années, un certain intérêt s’est développé pour Bran Van. Peut-être plus grand qu’en 2000, à l’époque où on s’est arrêté. C’est comme si le Web avait permis à une deuxième vague de gens de nous découvrir. À défaut d’un meilleur terme, c’est ce “fan love” qui nous a inspirés à commencer ce nouveau chapitre! » Nonobstant cette nouvelle page d’entame, Bran Van 3000 garde ces mêmes figures de style.

De l’East Coast à la West Coast, du Mile-End à Koreatown

« C’était un peu comme refaire Glee, mais dans un nouveau quartier » continu Di Salvio à propos de son nouveau cru plus influencé par le métissage de Koreatown que par les cultures s’entrecroisant dans le Mile-End de Montréal. « C’était un peu le même trip. Tsé Fat Lip, je l’ai vraiment rencontré dans la rue! » renchérit le Bran Man à propos de sa collaboration avec l’illustre rappeur qui s’est notamment distingué au sein de The Pharcyde. « Los Angeles est une ville vraiment massive, mais tu finis toujours pas trouver le même genre de monde que tu trouves à Montréal ou encore à New York. Tu y formes les mêmes cercles d’amis » confirme le multi-instrumentiste qui a autant collaboré avec Jean Leloup que Curtis Mayfield; deux monstres sacrés qui sont d’ailleurs décédés depuis… coïncidence?

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