Cat Empire – l’oeil du tigre

Après un passage remarqué au Festival de Jazz, la formation reggae The Cat Empire se ramène pour un deuxième round.

« Personnellement, je ne m’intéresse pas vraiment à la musique commerciale du coin» rétorque le batteur Felix Riebl à propos des Wolfmother, Architecture In Helsinki, The Vines et autres formations australiennes qui ont récemment connu un certain succès en Amérique du Nord. « En plus de la pop et du rock, les scènes jazz, soul et hip hop “underground” du pays regorgent de talents.» Combo fondé en 1999 à Melbourne, The Cat Empire allait goûté à la même gloire dès 2003 en lançant un premier album éponyme sur l’étiquette EMI après des années à vivre de bourses gouvernementales, de concerts un peu partout à travers le monde et de prestations lors de festivals culturels. Véritables citoyens du monde, les musiciens de The Cat Empire se sont tout d’abord fait connaître par leurs mélodies reggae aux influences glanées d’un peu partout autour du globe. La caravane a même repris le classique « Hotel California» de The Eagles en français. Felix explique: « c’était pour une émission de radio de Sydney qui se spécialise dans les reprises de chansons. Comme on écoutait beaucoup de Gainsbourg à l’époque, c’est ce que ça a donné!»

En 2005, le collectif passait en deuxième vitesse avec la parution du CD Two Shoes. Enregistré à la Havane en compagnie de Jerry Boys (qui a autant collaboré avec The Beatles que R.E.M., Billy Bragg et le Buena Vista Social Club), cette nouvelle parution allait se hisser au sommet de plusieurs palmarès en plus de permettre au collectif de se faire voir ailleurs une nouvelle fois.

« Ça a été une tournée plutôt rocambolesque!» enchaîne le percussionniste rejoint à Melbourne. « On a tout d’abord été coincé lors de la panique à l’aéroport d’Heathrow puis y’a évidemment eu le choc culturel lors de notre passage au Japon. J’y ai entre autres appris que c’était impoli de laisser du pourboire.» poursuit Riebl entre autres anecdotes.

En plus de ses labels (comme Indica au Canada), l’orchestre peut aussi compter sur la promotion d’un « street team» plutôt archarné qui pave les trottoirs des métropoles mondiales de graffitis à l’effigie du logo du groupe. « Bien sûr, j’ai entendu parlé de mésaventures de quelques fans, mais rien de grave. » clame Felix. « C’est une autre chose qui m’a marquée lors de notre dernière tournée: l’enthousiasme de nos fans. Même dans des endroits qu’on visitait pour une première fois, j’étais toujours épaté de voir des gens dans la foule qui savaient toutes les paroles de nos chansons.»

De retour au Québec dans le cadre de Pop Montréal, les musiciens de The Cat Empire se disent aussi impatients de rappliquer en ville. « Ça va sûrement avoir l’air opportuniste sur papier, mais c’est la vérité: on s’est beaucoup éclaté lors de notre dernier passage à Montréal et on est très fébrile à l’idée d’y jouer de nouveau!»

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