Bedouin Soundclash — Après la traversée du désert


Le groupe reggae canadien vient se ressourcer au Festival de Jazz de Montréal.

Trio issu de la rencontre du chanteur Jay Malinowski, du bassiste Eon Sinclair et du percussionniste Pat Pengelly en 2001 à l’Université Queen’s de Kingston (à ne vraiment pas confondre avec la capitale jamaïcaine et berceau de la musique reggae), Bedouin Soundclash s’est tout d’abord fait connaître grâce à la fameuse étiquette ska montréalaise Stomp. « On s’est fait approcher par Matt Collyer – membre des Planet Smashers et fondateur du label – après une critique de notre album « Root Fire » dans le Montreal Gazette. » se remémore le batteur Pat Pengelly. En plus de lancer le deuxième album du groupe « Sounding A Mosaic » en 2004, la boîte de Collyer allait aussi permettre à la troupe de se produire à l’extérieur de son campus. « C’est aussi Stomp qui nous a déniché une première tournée pancanadienne en compagnie de General Rudie. On leur doit beaucoup ! »

Bien avant Malajube, Bedouin Soundclash s’est autant distingué sur les palmarès des radios universitaires avec son tube When The Night Feels My Song qu’auprès de la chaîne de magasins Zellers qui a repiqué la pièce au sein d’une publicité. « Bien sûr, on y a beaucoup pensé avant d’accepter leur offre. » poursuit Pengelly. « Mais on s’est dit que cette décision n’enlevait rien à l’intégrité de la pièce en plus de permettre de la faire connaître à un plus grand public. » En plus de connaître un certain succès commercial, la troupe à aussi obtenu une certaine reconnaissance critique en remportant le Juno de la « révélation de l’année » en plus du prix du « meilleur simple » lors de la dernière édition des « Annual Independent Music Awards ». « Des victoires surprenantes ! » au dire du percussionniste. « On était surtout pétrifié lors de notre performance aux Junos devant tant de grands noms de la musique canadienne. »

De grands noms avec lesquels la formation reggae collabore aujourd’hui. En attendant « Street Gospels » (le prochain album du trio dont la sortie a été repoussée par le succès inopiné de « Sounding A Mosaic »), Bedouin Soundclash vient tout juste d’endisquer une collaboration avec le rappeur Kardinal Offishall qui paraîtra cet été. « On est copain avec Kardinal depuis un bon moment. » explique Pat. « Comme on aime beaucoup ce qu’il fait au hip hop en y incorporant des éléments dancehall, on a vite accepté lorsqu’il nous a demandé de l’aider à remixer sa pièce Last Standing Soldier. Le résultat est très « estival » ! »

En attendant cette nouvelle pièce, les Bédouins trépignent à l’idée de se produire lors de cette 27e édition du Festival de jazz. « À vrai dire, on attend ce concert depuis des mois ! » confie Pengelly. « En plus de notre show, on aura l’honneur de participer à l’hommage de Paul Simon. C’est incroyable, on va partager la même scène qu’Elvis Costello ! »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *