Arcade Fire dans un sous-sol d’église!

Désolé de la dimension « tranche de vie » de ce billet, loin de moi l’idée d’abonder dans le « célibataire urbaine», mais bon…

Les copains de Pop Montréal m’avaient déjà confié qu’ils voulaient organiser un concert secret d’Arcade Fire jeudi dernier. Un ou deux courriels plus tard, c’était remis. Puis, ce samedi en soirée…

Dring, dring! (c’est un téléphone qui sonne, ce n’est pas moi qui sombre dans la folie)

— Allô?

— Allô André, c’est Évelyne (Côté du magazine Nightlife et une des meilleures personnes de la planète depuis cet appel). Qu’est-ce que tu fais ce soir?

— J’sais pas encore (triste à dire, mais entre le Ipod Battle et « Sur la trace d’Igor Rizzi», j’allais sûrement opter pour le film de Noel Mitri).

— Y’ a un show secret d’Arcade Fire ce soir dès 19hrs.

— Ça a été remis à ce soir!?!

— À l’église au coin Saint-Urbain/Saint-Viateur.

Il était 18 h 30. Et de l’autre côté de l’appart, j’entends…

— Qu’est-ce qu’on fait ce soir?

— Mets tes bottes!

30 minutes plus tard (merci STM de ne pas avoir chié dans la pelle comme à l’habitude). Premier choc : on se retrouve dans une fille d’une cinquantaine de personnes. L’ambiance est électrique malgré le froid. « Combien sont les billets? », « À quelle heure est le concert? », « Il parait que Dan Boeckner jouera quelques chansons avant le spectacle », mais tout le monde semble éviter de révéler le secret les encourageant à se geler couilles et trompes de falope en ce samedi: trois semaines avant leur série de concerts à guichet fermés, Arcade Fire joue ici ce soir!

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère était encore plus chaleureuse (quelle phrase moumoune, en effet). Outre le facteur thermique, c’était la première fois que je recroisais des collègues de Pop Montréal depuis la fin du festival en octobre dernier (que voulez-vous, je ne suis pas « sorteux»). Quelques instants plus tard, le récipiendaire du prix Polaris Owen Pallett y allait de quelques pièces, prenant même des demandes spéciales du public. Par la suite, des visages familiers s’installaient pour accorder leurs instruments. Deuxième choc : le chanteur Win Butler ne porte pas que des vêtements de mormons, mais aussi des jeans et des « hoodies»… comme toi et moi! malade!

L’impatience commence à se faire, les zigs dans les premières rangées jouent un peu du coude, on tape des mains, on appelle le groupe en criant, on boit de la bière amenée incognito dans un sac à dos (« 14 ans stylez! ») puis une bible en néon est allumée derrière la batterie tandis que les premières notes de l’introduction de « Black Mirror» se fait entendre. Troisième choc : Arcade Fire est VRAIMENT ici ce soir!

Selon Andrew Rose (podcaster et ministre de la propagande Pop Montréalaise), la joyeuse bande à ensuite entonnée:

“Keep the Car Running”, “No Cars Go” (old school, yo!), “Black Wave/Bad Vibrations” (qui ne me plaisait pas depuis l’avoir croisée sur quelques blogues et qui ne m’a pas séduit “live” non plus), “My Body Is a Cage”, “Ocean of Noise”, “Rebellion”, “Intervention” (déjà que je trouvais que ça sonnait comme une tonne de briques sur mes petits haut-parleurs d’ordinateur, imaginez sur scène!), “Joe Simpson” et “The Well & the Lighthouse” (apparemment inspiré par une fable de Lafontaine). Puis, pour le rappel: “Haïti ” et l’explosive “Power Out”.

Autre constatation: Butler et ses collègues se sont rapidement habitués à leur rôle de “fer de lance de l’indie montréalais émergent, patati patata” en abondant dans des blagues du genre: “Je sais que vous préférez tous “Funeral”, mais bon…” et “Nous sommes Arcade Fire de Montréal, vous pouvez vous procurez nos albums, t-shirts et autres souvenirs à l’arrière” (ce qui est toujours plus honnête que se la jouer « artistes torturés»).

Bien sûr, certains se sont par la suite plaints du piètre son de la salle, mais je préfère voir la chose comme suit: j’ai assisté à une prestation d’Arcade Fire… dans un putain de sous-sol d’église! Tsé, c’est thématique… pis “hardcore”… pis… pis tsé… comme…

Quelques clichés qui — pour une raison que j’ignore parce que je suis évidemment un excellent photographe — sont moches:


Pis? Le Ipod Battle? C’était comment?

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