Deux ans après Gang Of Losers, le controversé Murray Lightburn passe déjà à l’attaque sur Missiles, une quatrième offrande percutante. Réalisé pendant des mois de turbulence, le dandy – et nouveau daddy – s’en remet au Saint-Père sur la plupart des pièces (sans toutefois, heureusement, tomber dans le prêchi-prêcha). Musicalement, ce projectile se fait plus « orchestral » que son prédécesseur, sans néanmoins surpasser l’artillerie lourde de No Cities Left. En plus de susciter la brit pop (Morrissey sur « Dream Job », Radiohead sur « Berlin Heart » qui fait écho au classique « Let Down », comme d’hab, quoi), cette fournée de compositions se rapprochent aussi de l’indie rock fourre tout de TV On The Radio (« Saviour » suscite « I Was A Lover » tandis que « Disclaimer » nous rappelle « The Wrong Way »). Sans être l’album le plus passionné, ni le plus passionnant de l’ambitieuse discographie du projet, Missiles atteint tout de même sa cible.
The Dears – Missiles (MapleMusic Recordings)
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