« Je n’y pense même pas en terme de pertes, de “buzz” ou encore de ventes à vrai dire. Ça m’affecte personnellement, en fait. » confie le chanteur. « J’suis bien content que les gens qui ont entendu le disque avant le lancement l’aiment bien… surtout que celui-ci est prêt depuis environ une année et qu’il a été retardé que par la paperasse entourant notre changement d’étiquette de disque, mais ça me frustre un peu que l’industrie ne soit pas encore capable de rattraper la technologie et des mélomanes de plus en plus curieux et férus. L’époque où on devait attendre des jours dans l’espoir de voir notre clip préféré sur MuchMusic est bel et bien révolue! » Un autre truc qu’on peut retrouver aux oubliettes : le penchant de Thornburn pour la musique du monde alors qu’Arms Way surprend en étant invraisemblablement ancré dans la pop conventionnelle.
« Ce n’était pas une décision ou encore un risque calculé. » spécifie toutefois Nick à propos de cette nouvelle direction s’éloignant du Graceland de Paul Simon. « Je crois que ça découle plutôt de la nouvelle stabilité dans le groupe, ça témoigne d’ou on en est maintenant en tant que collectif. » ajoute-t-il en faisant référence aux départs de Jim Guthrie et Jamie Thompson (avec lesquels il collabore toujours au sein de violons d’Ingres surnommés Human Highway et Juiced Elfers). “Oui c’est «orchestral» et ça a une facture plus « pop», mais ça demeure un album « rock » pour moi: y’ a des accords mineurs, des thèmes sombres, etc. Faut dire que j’écoutais beaucoup de rock de lavette à l’époque. J’sais pas, peut-être que ce qui « rocke » pour moi tient plus de la comptine pour les autres! » termine-t-il en rigolant.




